COTES ET PORTS. i-jS
Parmi les constructions consacrées à l’utilité publique , lescasernes *, les marchés ** et les abattoirs *** méritent uneattention spéciale , pour leur distribution intelligente , leur ré-gularité et leur extrême propreté. Ayant la construction desnouveaux marchés de Newcastle, on regardait ceux de Glas-gow comme les plus parfaits de la Grande-Bretagne.
Travaux publics. Au rang des travaux publics les plus im-portans, il faut placer l’éclairage par le gaz, commencédans Glasgow sur un vaste plan , dès 1817. C’est un exemple dece que pourront faire en ce genre nos villes du premier ordre,si elles n’écoutent pas les sophismes des beaux esprits, qui dé-crient cet éclairage , parce qu’il est nouveau, et ( ce que les
étrangers croiront à peine ) , parce qu’il éclaire trop.Quel
chagrin pour les aveugles !
Huntérien , bâti en 1804, auprès du palais de l’Université, par la munificence de limi-ter, qui légua 200,000 fr. à cet effet, après avoir donné ses collections à ses concitoyens.
Entrons dans un édifice public appelé la Tontine ; là tous les habitans aisés trouventles papiers-nouvelles d’Angleterre, d’Ecosse et de France. Les dépenses sont défrayéespar environ douze cents souscripteurs dont chacun paie cinquante francs par an. Lesétrangers n’ont qu’à se présenter à la Tontine pour y entrer, s’y asseoir, y lire, sans lamoindre formalité. La Tontine est, dans son genre, l’institution la plus libérale de laGrande-Bretagne, et j’ajouterai la plus favorable nu commerce.
* Les casernes occupent, vers l’ouest de la ville, un terrain fort-étendu. Trois grandscorps de bâtimens sont placés sur trois côtés d’un rectangle; le quatrième côté est occupépar une grille qui borde la voie publique. Le pavillon des officiers se trouve en facede cette grille. Les pavillons latéraux, destinés aux soldats , contiennent 24 cuisines, et72 chambres dont chacune reçoit 14 hommes. Il y a en outre , dans l’enclos des casernes,une infirmerie, une cantine, un magasin pour le matériel, un corps-de-garde isolé,etc. Cette caserne est constamment habitée par des troupes de ligne.
** Dans le marché au poisson, chaque étal est muni d’un tuyau de conduite, alimentépar les eaux de la ville; on n’a qu’à tourner un robinet pour arroser le poisson étalé.
Ces abattoirs renferment soixante-dix-sept loges qui servent de tueries; deuxcours qui contiennent le bétail encore vivant ; enfin deux allées qui facilitent les com-munications et le nettoiement des diverses parties de l’établissement. Les loges,les rues,les places sont pavées en larges dalles. Des tuyaux dirigés le long des loges y condui-sent de l’eau pure, en quantité suffisante; des cloaques souterrains reçoivent les im-mondices , qu’une eau courante entraîne avec les autres immondices de la ville.