COTES ET PORTS. ^3
l'une à l’amont, l’autre à l’aval de cette montée. Le charbon descendaitdans des caisses qui glissaient sur un plan incliné. En 1790, on a remplacéce plan par quatre doubles sas d’écluses. Chaque sas a 2 i mil -,65 de longueur , etretient les eaux à 3 mut ,66 de hauteur. Un peu plus haut on trouve encoredeux écluses qui ne retiennent les eaux qu’à 3 mit, , 5 o de hauteur *.
Depuis 181 3 , il y a des bateaux.de passage établis sur le canal de Monk-land. On les afferma la i ro . année, à zéro ; la ?. e . , à 100 liv. st. ; la 3 e . , ài 5 o, et la 4°- à 4oo !.Voilà comment on ouvre une branche d’industrie.
On se propose de prolonger ce canal jusqu’à la Calder , qui débouche dansle Fortli, auprès de Leitli, et traverse une contrée riche en mines de fer etde charbon. Des embranchcmens sont projetés pour étendre celte voie hydrau-lique, dans les comtés de Peehles, Sclkirk, Roxburgh et Berwick , qui, jusqu’àcet instant, sont privés des avantages de la navigation artificielle.
Glasgow par son commerce , son industrie , son activité, sarichesse et sa population, est à mes yeux la première ville del’Ecosse. A l’époque où s’opéra l’Union législative de ce royaumeavec l’Angleterre (en 1707), Glasgow se signala parmi lescités qui s’opposèrent à ce grand acte politique ses habitans serévoltèrent, et, pour les ramener à l’ordre, il fallut les courbersous le joug de la loi martiale. Non-seulement ils croyaientvoir leur prospérité future anéantie, mais ils regardaient leurruine comme inévitable et prochaine. Qu’on juge de cetteerreur par un simple rapprochement : la population de Glas-gow s’est élevée par degi’és ,
en. 1707 j 1807 ; 1821.
à. 14,000 114,000 147,000 âmes
Contentons-nous ici d’énuméi-er les grands travaux exécutéset les établissemens formés dans cette ville, depuis l’Union :
* Les bateaux qui passent ces écluses ont de 20 à 21 mètres de longueur; 3™ èt -, 1 à3 m “‘-,6 de largeur; et i mil -,22 à i raa -,37 de tirant d’eau. Ils sont halés par un seul cheval,et portent de 24 à 36 mille kilogrammes. A leur retour, les mêmes bateaux se chargentde chaux , qui sert d’engrais aux terres voisines du canal. Comme le canal Monklandest moins large et moins profond que celui de Forth-et-Clyde ; les bateaux qui passentdu premier dans le second, éprouvent une résistance de la part du fluide, laquelle dimi-nue dans le rapport de 5 à 4 ; on s’en est assuré par le moyen du dynamomètre.