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Rien n’est plus frappant, lorsqu’on se place sur la rive gauche du Clyde , qued’apercevoir devant soi des navires au niveau du sol, et, par-dessus la ville, d au-tres navires élevant leurs mâts dans les airs. Du portDundas on descend jusqu aGlasgow , par une route-ornière dont nous avons parlé (tome I"., p- 1^7 )•
Canal d'Union. Pour donner au canal de Forth-et-Clydc toute 1 utilité dontil était susceptible , on a conçu le projet de le continuer parallèlement a larive méridionale du Forth , jusqu’à la cité d’Édinhurgh. C’est ce qu’a tait , en1822, M. Baird , l’habile ingénieur du canal dcForlh-ct-Clyde. A la quatrièmeécluse de ce canal, en descendant vers l’est, commence celui d’Union ; il monted’abord de 33 mcl, , 55 , par onze écluses * , à la hauteur qui permet de passer parFalkirk et Linlightgow •, puis il suit une ligne de niveau , longue de 4 3 kilo-mètres, jusqu’à la cité d’Édinburgli. Une courte tonnelle, et trois grands aque-ducs plaqués en fer à l’intérieur , sont les principaux ouvrages d art de cecanal, que l’on veut prolonger d’Édinburgh à Leith , par une route-ornière.
Cette ligne de navigation,‘traversant un territoire fertile, riche en minesde fer et de charbon, donne aux produits de celte contrée une valeur nou-velle , et par conséquent augmente le prix de toutes les propriétés avoisinantes.
Canal de Monkland. Il tire son nom des mines de charbon de Monkland,dont il amène les produits jusqu’au port Dundas. Il est d’un avantage ines-timable pour une ville manufacturière telle que Glasgow; parce qu'il permetd’avoir à bas prix l’un des élémens les plus précieux de la production indu-strielle. C’est en 1769, et sur les plans de J. Watt, qu’il fut tracé. Sa lon-gueur est de 19 kilomètres ; sa largeur, au fond — io 1 ™ 1 ^. Le minimumde la hauteur des eaux = i n,a ,37. Si nous suivons le canal de Monkland , à par-tir du port Dundas, nous trouvons , à trois kilomètres de distance, une mon-tée de 28 ma ,8. O11 avait d’abord composé le canal de deux parties de niveau ,
du fleuve, un angle fort-aigu; l’embouchure est protégée par deux éperons solidementconstruits, et par deux levées qui bordent au loin la x’ive du fleuve. Un phare à septlampes est établi sur l’éperon d’amont.
Du côté du Forth , le canal débouche dans la rivière Carron, par un grand bassin ,dans lequel se rangent les navires qui viennent de ce golfe pour.entrer dans le canal.Des chaînes de retenue fixent la porte d’écluse qui est .exposée à la pression de la mermontante. Il aurait mieux valu prolonger le canal jusqu’à Borrovvstovvncss, sur la rivedroite du Forth; parce qu’en ce port, la profondeur de l’eau,est plus considérable àmer basse. Un Acte du parlement autorise cette amélioration.
* On a le dessein d’éviter la descente des cinq premières écluses du canal de Forlh-et-Clyde, et la montée des cinq premières du canal d’Union. En s’élevant seulement parsix écluses consécutives, on passera du premier canal dans le second. Par cette dispo-sition , d’Edinburgli jusqu’à Glasgow , l’on n’aura que deux niveaux différens à parcourir-