COTES ET PORTS. 171
moyen de lâcher au besoin la corde de halage *. En hyver , on hi’ise la glaceafin que les voyages ne soient pas interrompus **.
Chez un peuple commercant, la rapidité des transports est un objet de laplus haute importance ; elle favorise beaucoup l’activité , la multiplicationdes affaires, et rétendue de la circulation. Par exemple, grâce aux moyens misen usage pour accélérer les voyages, sur le canal de Forth-et-Clyde , on vade Glasgow jusqu’au Forth, en cinq heures de temps ; cinq autres heuressuffisent pour aller , par la diligence, jusqu’à Ëdinburgh. Voici les résultatsd’une telle célérité. En 1812,' le nombre de voyageurs qui avaient pris celteroute économique et' rapide, fut de quarante-quatre mille 5 en 181B , il fut desoixante-quatre mille ; en tBi/j, de soixante-quinze mille; et en 1815 , cle qua-tre-vingt-quinze mille. Depuis cette époque il est devenu plus considérableencore , et le revenu du canal s’est augmenté d’autant. Un tel exemple méritede fixer toute l’attention de nos propriétaires de voies hydrauliques.
Le canal conduit, par un embranchement de 4 j kilomètres, sur la collinede Hamilton, située au nord de Glasgow. En cet endroit on a creusé un bassinde trois hectares, entouré de quais et de magasins, c’est le Port Dundas ***.
* Il arrive souvent qu’on a besoin de lâcher la corde qui sert pour lialer le bateau,soit au passage des ponts et des écluses, soit à certaines rencontres de bâtirnens , etc. Cettecorde est terminée , du côté du navire, par une simple boucle qui est engagée sur unecheville ou tolet vertical, vers la partie antérieure dupont de la galiote(il y a un tolet dechaque bord). Le tolet est plus gros en haut qu’en bas, pour empêcher la corde de trac-tion de s’échapper, lorsqu’il est vertical ; il peut se rabattre au besoin, autour d’un es-sieu horizontal, lorsqu’on pèse avec le pied sur une touche qui fait baisser un ressort.A l’instant précis où le marinier placé à l’avant de la galiote , veut lâcher la corde detraction, il appuie sur le ressbrt.Par la tension qu’éprouve la corde en servant au halagede la galiote, elle abat le tolet, dont elle se dégage à l’instant même. Ce méchanisme estbien simple et nous pourrions l’employer à bord de tous nos’coches d’eau. Il ferait sou-vent éviter des accidens graves , il épargnerait une grande perte de temps.
** J’ai remarqué, sur le canal, des bateaux très-plats dont la proue avait, ses lignes d’eauperpendiculaires à la direction du courant. Suivant les lignes déplus grande pente de cetteproue et dans des plans parallèles à la quille, on a fixé desnervures saillantes, en fer. Pen-dant l’hyver ces bateaux sont employés pour couper la glace qui empêcherait, sans cela,la navigation. Ces brise-glaces partent, chaque matin , avant les galiotes qui portent lespassagers et que rien ne doit retarder.
*** Le port Dundas n’est pas le seul bassin construit pour le canal. On a creusé des bas-sins d’assèchement près de l’aqueduc de Kelvin, et près de l’embouchure du canal, dansle Clyde et dans le Forth : ils sont fermés par des portes et peuvent être mis à sec , poury réparer les navires.
Le canal communique au Clyde, par un bassin spacieux dont l’axe fait, avec la direction.