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6,3 (1824)
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168
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l68 FORCE COMMERCIALE.

En remontant la rive droite du Clyde, à huit ou dix ki-lomètres de Dumbarton , nous arrivons à lembouchure duncanal qui mérite de fixer toute notre attention.

Canal de Forth-et-Clyde . Dans lalignement de ce canal, unesuite de gorges peu élevées et de vallons, sépare la Haute de laBasse-Ecosse. Les Romains avaient saisi cette direction remar-quable , pour en faire une ligne de défense contre les Calédo-niens. Sous le règne dAntonin-le-Pieux, ils avaient construitune muraille flanquée de tours, depuis le Forth, à lembou-chure de la rivière Carron, j usquau Clyde. La position militairequi ne servait au 3 e . siècle, quà mettre dans lisolement, etsauver de la destruction, les frontières dun empire déjà pen-chant vers sa ruine, fut reprise , au i8°. siècle, pour y créer unmoyen puissant de circulation , de commerce et de production.

En 1768, un Acte du parlement autorisa lentreprise ducanal de Forth-et-Clyde, avec un embranchement jusquàGlasgow. Les travaux commencèrent sans retard, sous la con-duite de Smeaton, et daprès les plans dun M. Kell, approu-vés par Brindley. On manqua souvent de fonds*, et le canal11e fut tout-à-fait achevé quen 1790, sous la direction deWithworth. Cependant, dès 1777, il était navigable, depuis leForth jusquau mont Hamilton, près de Glasgow. Il a coûté5oo,ooo liv. st. Voici le progrès des revenus de ce canal, qui

* A lépoque lon commença les travaux du canal de Fortli- et-Clyde, la Basse-Écosse était bien éloignée de ce degré dopulence , auquel elle est parvenue de nosjours. Les actionnaires nayant pu compléter leur nombre, ils durent augmenter letaux de leurs actions. En 1778, les travaux nétant point achevés, et les fonds sup-plémentaires se trouvant épuisés , il fallut ouvrir un nouvel emprunt qui ne put êtrerempli. Alors le gouvernement vint au secours dune entreprise qui devait puissammenttourner au profit de la plus belle partie de lEcosse ; il prêta 5o,ooo liv. st., en se ré-servant, dans les dividendes, une portion de revenu proportionnée à celle des simplesactionnaires. Avec ce secours et celui dun emprunt de 20,000 liv. st., on acheva lestravaux, en 1790. Aussitôt que la communication des deux mers, par le Forth et leClyde, fut complètement établie, le revenu du canal doubla de valeur. En peu dannées,la C io- put rembourser sur ses bénéfices les 70,000 liv. st. qu elle avait empruntées.