COTES ET PORTS. i 53
un Acte du parlement accorda les premiers fonds nécessaires à son exécution.Une Cura tôle nommée par cet Acte , afin de surveiller les travaux et les dé-penses, fit choix deM. Thomas Tclford , pour son ingénieur , et le cliargca :i°. de lever sans délai le plan du terrain, depuis In verness jusqu’au fort William;2°. de creuser les puits d’épreuve par lesquels on devait juger de la nature dusol. M. Jessop exécuta les mêmes levés de plans, et présenta ses estimationsparticulières. On obtint de la sorte une double certitude au sujet des opéra-tions qu’on voulait entreprendre. En même temps un habile hydrographe ,M. Bownic , sondait les lacs que devait traverser la ligne de navigation.
La longueur des excavations du canal est de 34 i kilomètres , celle des lacsintermédiaires est de 6o kilomètres ; ce qui donne, pour longueur totale, 94 4 ki-lomètres. La largeur du canal, à sa partie inférieure , est de x 5 n '' ;t, ,a 5 . De cha-que côté de ce fond plat parlent des talus dont la hauteur est à l’étendue hori-zontale : : 2 : 3 . Cette pente est continuée jusqu’à 61 centimètres au-dessousdu niveau supérieur des eaux : là règne une banquette horizontale , ayanti ma ,83 de largeur. Ensuite le talus s’élève et sort de l’eau suivant la mêmepente que dans la partie inférieure. ( J' r oyez PI. XII, la fig. du profil. )L’objet de la banquette est d’empêcher que les gros bàtimcns 11e s’appro-chent trop des bords du canal, et ne détruisent les talus vers la flottaison *. Si,par des accidens quelconques , une partie des terres supérieures s’éboule,cette partie étant retenue dans la coupure ainsi préparée, n’ira pas encombrerle fond du canal, et il sera facile de curer une banquette établie seulement àlii centimètres sous l’eau. Une pareille disposition devrait être adoptée pourtous les grands canaux. La profondeur des eaux, avons-nous dit, est de(i m "-,io-, cela donne pour largeur, à la flottaison, à cause des deux talus etdes. deux banquettes , i 5 mtl ,25 + 3 X 6" lil ',io + 2 X i mi ‘-,83 =
Les différences de niveau sont rachetées par vingt-trois écluses, auxquelleson ne voulut donner d’abord que n" ,a -,69 de largeur, sur 49”’%4 1 de lon-gueur. Pour permettre le passage des frégates de 32 canons, on porta la largeurà .12 mct ',20, et la longueur à 52 mit ', 4 f> : la profondeur d’eau restant à 6 mit ',io.
Les relèvemens , les sondes et les tracés, finirent en 1804, et l’on com-mença les terrassemens. La partie orientale fut dirigée par M. John Telford ;la partie occidentale fut confiée à M. Davidson , qui avait conduit les travauxdu canal d’Ellesmère.
A l’endroit où le lac Beauley s’unit à la baie d’Inverness, se trouve l’entrée
C est d’ailleurs un grand avantage que de forcer les bûtimens de naviguer à quelquedistance du rivage. Le remou qui s’opère entre ce rivage et les navires, est alors beau-coup moins considérable, et dégrade moins les bords que quand ces navires peuvent enapprocher jusqu’au contact.
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