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traies de la Ilaute-Écosse ; mission que lui confièrent les C rcs . des Liensconfisqués après la rébellion de 174s. Parmi les moyens d’amélioration qu'ilproposa furent le canal de Crinan et le canal Calédonien.
La Hautc-Écosse est divisée en deux parties presque égales , par une chaînede lacs dirigés en ligne droite, du nord-est au sud-ouest. Ce sont les lacs Ness ,Oicli, Loch, F.il et Linnhe. La contiguïté de ces lacs indiquait, à la seuleinspection des lieux, une communication facile entre les deux mers qui bai-gnent l’F.st et l’Ouest de l’Ecosse. 11 suffisait pour cela de creuser, entre lestrois premier? lacs et les deux mers , 34 kilomètres de canal, pour obtenir uneligne navigable dans une étendue d’au moins 160 kilomètres.
En 1802 , les lords de la trésorerie voulant connaître avec plus de précisionce qu’il serait possible d’entreprendre en faveur de la Haute-Ecosse, afind’arrêter , ou tout au moins de diminuer l’émigration , chargèrent M. ThomasTelford de faire un nouveau relevé des côtes et de l’intérieur des terres. Al’appui de ce travail, cet ingénieur présenta, dans un mémoire fort-étendu ,les projets des travaux qui lui paraissaient les plus favorables pour l’amé-lioration du pays et l’emploi des habitans qui n’avaient plus d’occupation.Dans ce mémoire, il renouvelle la proposition faite par Walt, d’ouvrir uncanal, d’Inverness au fort William ; mais Watt voulait qu’on donnât seulementà ce canal 3 mètres de profondeur (6 décimètres de plus que 11’avait alorsle canal de Forlh-ct-Clyde , et qu’on appela le Grand-Canal , lors de sacréation). M. Telford observant que les lacs supérieurs fournissaient au pointde partage, des eaux très-abondantes; que d’ailleurs la marine marchandeavait graduellement accru les dimensions de ses navires , pensa qu’il seraitavantageux d’ouvrir un passage aux grands bàtimens qui font le commerce dela Baltique, et môme à des frégates de 28. Il proposa de donner au canal10 de profondeur.
Un comité du parlement, chargé d’examiner la situation de la Haule-îicosse , et les moyens d’améliorer cette situation , prit connaissance du projetde M. Telford. Pour mieux s’assurer encore de la possibilité du projet et desa dépense probable , ce comité prit en même temps l’avis de MM. Jessopet Rennie, les deux ingénieurs qui avaient alors la plus grande réputation.D habiles marins furent consultés pour tout ce qui concerne la navigation etle mouillage des bàtimens , sur les lacs et le canal. Enfin , par un relevé desdéparts et (les arrivages de Liverpool, de Greenock, de Leilh et d’Aberdeen ,on jugea , d’une manière plus précise , quel pouvait être l’avantage de la routenouvelle , offerte aux navires habituellement envoyés de l’Océan Germaniquedans les mers Atlantiques , ou réciproquement.
La conclusion des enquêtes étant favorable au projet, dès juillet i 8 o 3 ,