fanal, travaillée d’avance et appareillée à Édinburgh. C’est un octogone figurépar un châssis en fer coulé, contenant un vitrage en glaces polies , et recou-vert d’un dôme en cuivre , surmonté d’une grosse sphère dorée.
Dès le 2 février 1811 , la lumière du phare apparut : elle est puissante ; onla voit très-distinctement, de 6 cl même de 7 lieues marines, lorsque l’at-mosphère est pure. Elle est alternativement rouge et blanche *.
qu’un contrevent en bois défend, durant la nuit et dans les tempêtes, contre les vaguesde la mer. Le mur qui sert de parapet à la chambre des fanaux a 18 décimètres de hau-teur; il a une porte qui conduit sur le balcon formé par la corniche autour de la partiesupérieure de l’édifice. Ce balcon est entouré d’une grille de fonte, fixée sur des piedsde bronze.
Dans la cuisine est une espèce de grille ou foyer ouvert, en fer coulé, avec un tuyaude même métal pour l’échappement de la fumée. Ce tuyau monte jusqu’à la chambre desfanaux, à travers tous les appartenons que la fumée échauffe dans son mouvement d’as-cension. Les portes et les cloisons qui divisent les chambres, les escaliers, les bois delit, enfin tous les ameublemens sont en menuiserie très-soignée.
* La lumière est donnée par de l’huile, avec des lampes d’Argand. Les réflecteurs sont,comme à l’ordinaire, en cuivre argenté. Ils ont 6 décimètres d’ouverture ; la distance dufoyer au sommet du paraboloïde est de 11 r centimètres. La distance de ce sommet auplan de l’ouverture , c’est-à-dire, la profondeur du réflecteur est d’environ 3 décimètres.Les mèches circulaires ont 2 centimètres de diamètre.
Les réflecteurs sont appendus à un grand châssis de fer , qui présente quatre facesverticales. Sur deux faces opposées, sont rangés les réflecteurs qui renvoyent, sans dé-composition, la lumière blanche. Ils sont au nombre de sept : six aux sommets d’unexagone, et le septième au centre de cet exagone. Sur les deux autres faces du châssis,sont rangés cinq réflecteurs dont la lumière traverse des verres rouges : quatre sont auxsommets d’un quarré, le cinquième au centre.
La distance du plan d’ouverture de ces derniers réflecteurs aux verres colorés, estd’environ 5 centimètres. Les verres sont un peu bombés en avant de la lumière : sansdoute afin qu’ils aient plus de force contre un choc extérieur accidentel. Pour les teniren place, on les enchâsse par leur bord , dans un limbe de cuivre formé de deux cer-ceaux plats, appliqués de côté et d’autre du verre, et vissés l’un avec l’autre. En deuxpoints diamétralement opposés, deux verges de cuivre sont soudées à ce limbe, dansune direction perpendiculaire à son plan qui est vertical; elles entrent dans deux douillesfixées sur de petits supports qui sont cloués contre la face extérieure du réflecteur.
On fabrique à Londres ces verres colorés : ils sont en crown-glass commun, épaisd’environ 5 millimètres. Leur diamètre est égal à l’ouverture du réflecteur; il devraitêtre égal au diamètre de la section faite par le plan du verre , dans le prolongement duparaboloïde que représente le réflecteur. Par ce moyen le limbe du verre coloré n’in-tercepterait aucune partie des rayons réfléchis. Le prix d’un verre garni de son limbe encuivre, est de g liv. st. 14 scli., à peu près 25 o francs.