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6,3 (1824)
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124 FORCE COMMERCIALE.

'à les débarquer et à les poser ; opérations que les marins et les ouvriers avaientappris à faire rapidement, malgré les difficultés de la mer et des localités.On mit tant dordre et de célérité dans les travaux, quen octobre on avaitcomplété la maçonnerie supérieure *. En décembre on avait posé la chambre du

* Les deux premières assises sont enchâssées dans le rocher. La PI. VII montre com-ment les pierres de taille semboîtent les unes avec les autres, pour former une masse donttoutes les parties sont liées , depuis le centre jusquà la circonférence. Les assises consé-cutives sont aussi liées ensemble par des tenons en pierres. Afin dempêclier les blocsdêtre soulevés par la force de la mer, lorsque le travail était en train, on avait percéchaque pierre de la partie toute massive de lédifice, par deux trous qui correspondentà deux autres pénétrant de i5 centimètres dans lassise immédiatement inférieure. Onchassait, dans ces trous, des gournablcs de 5 centimètres de diamètre; suivant la méthodeemployée par Smeaton. Le ciment mis en usage était, comme pour le phare dEddystone ,un mélange de pozzolane, de terre, de chaux et de sable, en parties égales ( volumes).

Lédifice est dune forme circulaire, composé de blocs pesant deux mille à deux millecinq cents kilogrammes. Lassise la plus basse a i3 mètres de diamètre. Lédifice diminuegraduellement de circonférence, comine on peut le voir dans la figure qui représente lephare; de manière quau sommet, le parapet de la chambre du fanal na que 4 mètres dediamètre. La hauteur totale est de 35 mètres. La porte dentrée se trouve à g mut , 1 5 au-dessus de la partie massive. On parvient jusquà celte porte, au moyen dune échelledont les montons sont en corde et les échelons en bois ; on la déploie lorsque la mer estbasse; on la retire dans lédifice lorsque leau couvre le rocher. Les femmes, et leshommes qui ne sont pas accoutumés à cette manière de monter, sont hissés dans uneespèce de chaise , par une petite grue mobile , qui se projette en dehors de la porte.

A partir du seuil de celte porte, un étroit passage conduit à un escalier de 4 mètresde hauteur. En celte partie du phare, les murs ont 2 mit ,i3 dépaisseur; cette dimen-sion diminue depuis le sommet de lescalier, jusquau mur dappui de la chambre dufanal, la maçonnerie na plus que 3 décimètres dépaisseur. La moitié supérieure delédifice peut être considérée comme divisée en six appartenions, pour lusage des gardienset pour contenir lapprovisionnement des feux. Le plus bas ou premier de ces étages estformé par un retrait intérieur des murs, à partir du sommet de lescalier dont nous ve-nons de parler. Cet étage est principalement occupé par des caisses à eau, par du bois dechauffage et d'autres objets volumineux. Le second étage est réservé pour les citernesdhuile, les verres et autres objets nécessaires aux fanaux. Le troisième sert de cuisine ;le quatrième de chambre à coucher ; le cinquième de bibliothèque ( cest la salle desétrangers); enfin lappartement supérieur ou sixième, est la chambre des fanaux.

Les planchers des divers étages sont en pierre. La communication des uns aux autresse fait au moyen déchelles en bois : excepté dans la çliambre des fanaux , tous lesobjets devant être à lépreuve du feu, les marches descalier sont en fer. Il ny a quedeux fenêtres à chacun des trois appartemens inferieurs, mais chaque chambre su-périeure en a quatre. Tous les châssis de ces fenêtres sont doubles et garnis de glaces,