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'à les débarquer et à les poser ; opérations que les marins et les ouvriers avaientappris à faire rapidement, malgré les difficultés de la mer et des localités.On mit tant d’ordre et de célérité dans les travaux, qu’en octobre on avaitcomplété la maçonnerie supérieure *. En décembre on avait posé la chambre du
* Les deux premières assises sont enchâssées dans le rocher. La PI. VII montre com-ment les pierres de taille s’emboîtent les unes avec les autres, pour former une masse donttoutes les parties sont liées , depuis le centre jusqu’à la circonférence. Les assises consé-cutives sont aussi liées ensemble par des tenons en pierres. Afin d’empêclier les blocsd’être soulevés par la force de la mer, lorsque le travail était en train, on avait percéchaque pierre de la partie toute massive de l’édifice, par deux trous qui correspondentà deux autres pénétrant de i5 centimètres dans l’assise immédiatement inférieure. Onchassait, dans ces trous, des gournablcs de 5 centimètres de diamètre; suivant la méthodeemployée par Smeaton. Le ciment mis en usage était, comme pour le phare d’Eddystone ,un mélange de pozzolane, de terre, de chaux et de sable, en parties égales ( volumes).
L’édifice est d’une forme circulaire, composé de blocs pesant deux mille à deux millecinq cents kilogrammes. L’assise la plus basse a i3 mètres de diamètre. L’édifice diminuegraduellement de circonférence, comine on peut le voir dans la figure qui représente lephare; de manière qu’au sommet, le parapet de la chambre du fanal n’a que 4 mètres dediamètre. La hauteur totale est de 35 mètres. La porte d’entrée se trouve à g mut , 1 5 au-dessus de la partie massive. On parvient jusqu’à celte porte, au moyen d’une échelledont les montons sont en corde et les échelons en bois ; on la déploie lorsque la mer estbasse; on la retire dans l’édifice lorsque l’eau couvre le rocher. Les femmes, et leshommes qui ne sont pas accoutumés à cette manière de monter, sont hissés dans uneespèce de chaise , par une petite grue mobile , qui se projette en dehors de la porte.
A partir du seuil de celte porte, un étroit passage conduit à un escalier de 4 mètresde hauteur. En celte partie du phare, les murs ont 2 mit ,i3 d’épaisseur; cette dimen-sion diminue depuis le sommet de l’escalier, jusqu’au mur d’appui de la chambre dufanal, où la maçonnerie n’a plus que 3 décimètres d’épaisseur. La moitié supérieure del’édifice peut être considérée comme divisée en six appartenions, pour l’usage des gardienset pour contenir l’approvisionnement des feux. Le plus bas ou premier de ces étages estformé par un retrait intérieur des murs, à partir du sommet de l’escalier dont nous ve-nons de parler. Cet étage est principalement occupé par des caisses à eau, par du bois dechauffage et d'autres objets volumineux. Le second étage est réservé pour les citernesd’huile, les verres et autres objets nécessaires aux fanaux. Le troisième sert de cuisine ;le quatrième de chambre à coucher ; le cinquième de bibliothèque ( c’est la salle desétrangers); enfin l’appartement supérieur ou sixième, est la chambre des fanaux.
Les planchers des divers étages sont en pierre. La communication des uns aux autresse fait au moyen d’échelles en bois : excepté dans la çliambre des fanaux , où tous lesobjets devant être à l’épreuve du feu, les marches d’escalier sont en fer. Il n’y a quedeux fenêtres à chacun des trois appartemens inferieurs, mais chaque chambre su-périeure en a quatre. Tous les châssis de ces fenêtres sont doubles et garnis de glaces,