COTES ET PORTS.
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pour le reste de la maçonnerie : excepté pour la corniche et pour le parapetde la chambre du fanal, dont les pierres, taillées sur place, furent tirées duvoisinage d’Edinburgli. Un chantier établi dans Arbroath , servit au dépôt desmatériaux, à la préparation du travail, et au logement des brigades d’ouvriersqui se relayaient sur Bell-Rock ; car on devait travailler de jour comme denuit. Ces préparatifs achevés, en août 1807, on commença d’opérer sur lerocher. On voulut d’abord ménager un refuge aux ouvriers , dans le cas oùquelque accident empêcherait l’arrivée des bateaux de service.
Pour fonder l’édifice, on ne pouvait se mettre à l’ouvrage que par les basseseaux des grandes marées , et durant 2 ^ à 3 heures au plus. Il fallait être àportée de profiter de ce peu de temps, soit de nuit soit de jour. Vers la find’octobre, on eut achevé la plate-forme de la maison de refuge. Cette maison,finie seulement en 1808 *, fut construite auprès de l’emplacement duphare ; on la fit communiquer avec l’édifice naissant, par un pont en charpentequi servit aussi d’échafaud, pour monter les blocs destinés aux premières assises.
En 1808, un navire de service fut mouillé près du rocher, pour fa-ciliter l’embarquement et le débarquement des ouvriers. Ces moyens réunispermirent de commencer plus tôt le travail de la deuxième campagne , et dele finir plus tard que celui de la première. Les fondemens ayant été taillésdans le roc , le 10 juillet 1808 , la première pierre fut posée. Ensuite on fixasur le rocher, des ornières en fer, pour former des routes faciles , depuis lesembarcadères jusqu’à l’emplacement du phare. On compléta les quatre pre-mières assises , qui présentaient i m4,, ,7 de hauteur totale ; elles n’éprouvèrentaucun dérangement, malgré la rudesse de l’hyver.
En 180g , les chaînes de mouillage et les bouées nécessaires aux bàtimens quiapportaient les matériaux, sont placées 5 un appareil pour débarquer les pierres,ainsi qu’un autre pour les monter sur l’édifice, sont établis; enfin la maçon-nerie est élevée jusqu’à ç)™' 1 -, r 5 , ce qui termine la partie tout-à-fait massive.
En 1S10 , les pierres étant déjà taillées, appareillées et numérotées dans lechantier préparé sur le rivage d’Arbroath , on n’avait plus qu’à les transporter,
* La planche qui représente le phare , donne, avec détails , la structure du système decharpente employé pour ériger la maison de refuge. L’étage inférieur servait d’atelier deforge, et présentait une aire pour préparer le mortier nécessaire à la bâtisse. La cuisineoccupait l’étage immédiatement supérieur; l’étage suivant se composait du logement del’ingénieur et des conducteurs du tx'avail. : au-dessus étaient les barraques des ouvriers ,dans lesquelles les hamacs étaient rangés sur cinq de hauteur. Par un temps modéré , lapartie habitée de la maison de refuge se trouvait hors des atteintes de la mer. Mais lesvagues inondaient fréquemment l’étage inférieur; souvent les coups de mer renversaientles tonneaux remplis de chaux , et même les enclumes des forgerons.