COTES ET P O HT S.
nature, clans le comté (le Perth; indiquons seulement, en très-peu de mots, ce qu’on y trouve et ce qu’on croit y trouver.Là, sont en grand nombre , avec leurs noms antiques, leslieux illustrés par Ossian, et le tombeau de ce barde fameux-,sur le mont Dunsinan, le château de Macbeth, immortalisépar Shakespeare ; le lac Ratrine, rendu célèbre par le barde destemps modernes, par Walter Scott, dans son poème de la »Dame du lac ; des nionumens druidiques , composés d’énormespierres disposées en cercle , et debout encore, depuis l’élévationet la chute de tant d’empires... ; des camps, des voies militaires,œuvres des Romains; des tours construites par les Pietés; lesfondemens et les ruines des monastères et des temples chrétiens,dévastés par l’implacable Knox. Joignez à cela une variété im-possible à décrire, de collines, de montagnes, de vallées, delacs, de cascades et de torrens ; des plaines, des chaînes derochers qui présentent toute l’aridité du désert, et sa désolation ;des bruyères, des tourbières noirâtres , des huttes habitéespar des montagnards demi-nuds ; et près des mêmes lieux ,comme des Oasis dans les sables africains, des maisons deplaisance bâties avec goût, embellies par des plantations pit-toresques et variées , par des eaux et des prairies d’une fraî-cheur délicieuse... Revenons aux travaux de l’art.
Depuis Pcrth jusqu’à Dundée, il faudrait améliorer le coursdu Tny, que des bancs de sable et des rapides rendent, enbeaucoup d’endroits, diflicile ou dangereux.
Dundee , sur la rive gauche de ce fleuve, compte aujourd’hui3 o, 575 liabitans. Des édifices publics, des magasins^des ruesentières dont les maisons sont d’une érection toute récente,voilà les preuves matérielles d’un moderne et grand accroisse-ment de prospérité. En 1820 , cette ville possédait 170 naviresmesurant 17,029 tonneaux , et faisant le grand et le petit ca-botage, la pêche de la baleine, de la morue, etc. Ces navires