114 FORCE COMMERCIALE,
faisait autrefois beaucoup de commerce. Lors de ses foires an-nuelles, elle voyait entrer dans son port jusqu’à 3oo navires.
Non loin de ce port est l’embouchure du Tay, dont le bassincomprend :
Comtes.
Population.
Myriamètres. Habitans par myriam.
Fife ({).
77,8G6
8,9.0
9H9 5
Perth.
68,32
2,075
Angus ou Forfar.
115,700
23,10
2,364
Kinkardinc. . . .
O
O
r>.
ci*
9> 8 9
3,oo3
TOTAUX.
365 ,066
i° 9 , 5 i
3,522
En remontant la
rive méridi
onale du Tay,
nous doublons
l’embouchure de l’Earn, rivière qui prend sa source dans le lacde ce nom; enfin nous arrivons à Perth.
Perth est remarquable par sa position. Lorsque les Ro-mains, conduits par Agricola, après avoir traversé la premièrechaîne de montagnes au nord de la Basse-Ecosse, débouchèrentauprès de cette ville *, dans la riche vallée du Tay, surpris detrouver dans ces contrées une végétation magnifique, sur lesbords d’un fleuve majestueux, ils s’écrièrent d’une voix una-nime , avec l’enthousiasme si doux qui rappelle la patrie loin-taine, Ecce Tiheriml Voila le Tibre!... Perth a 12,000 ha-bilans dont l’industrie fait de rapides progrès ; elle l'enfermedes manufactures de colon, de papier, de cuir, de toile sur-tout. Chaque jour un bateau à vapeur descend le Tay jusqu’àDundee, tandis qu’un autre remonte jusqu’à Perth qui formele centre commercial de la Haute-Écosse méridionale. De cepoint, sept routes différentes sont dirigées vers les gorges etles vallées principales de celte partie du royaume.
11 n’entre pas dans notre plan de nous étendre sur ce quipeut intéresser l’antiquaire, l’historien, ou l’ami de la belle
* A Perth, le fleuve a près de 180 mètres de largeur; on le passe sur un beau pont deneuf arches , au-dessous duquel le Tay forme un golfe ou firth, de plus en plus large.Ce pont est l’ouvrage de John Smeaton, le père du célèbre ingénieur quia bâli le phared’Eddystone.