FORCE COMMERCIALE.
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l’on fabrique beaucoup de cordages pour la marine marchande.
Au nord de la baie d’Harwich, la Deben se jette dans la mer,à Felix-Stow; elle est navigable dans une étendue de 16 kilo-mètres, jusqu’à Woodbritlge, ville de 4 ;>ooo liabitans, quipossède plusieui'S chantiers de construction.
En revenant sur la côte , et continuant notre route, noustrouvons les deux petites rivières Aide et Blylli, navigables seu-lement jusqu’à quelques milles au-dessus de leur embouchure.
Orford, près de l’embouchure de l’Aide, était autrefois unport florissant; il est détruit par un barrage et des ailuvions.Aldborough , située pareillement sur l’Aide , était une ville ro-maine où l’on trouve beaucoup d’antiquités ; comme Orford,elle est tout-à-fait déchue de sa splendeur.
Southwold, bâtie à l’embouchure de la Blytli, fait un com-merce étendu , dont l’objet principal est la pêche et le sel ma-rin ; sa population est de 1,676 âmes. Un canal parallèle à laBlytli et long de 14 4 kilomètres, va de Southwold à Hales-worth qui contient 2,166 liabitans.
En avançant vers le nord , remarquons la position pittores-que de Lowestoff, ville érigée sur le promontoire le plus avancévers l’orient, de toute la côte britannique , et connue des na-vigateurs par le phare qu’on y a bâti *. La beauté du site en afait une place de bains pour la saison d’été. C’est la pêche de lamorue dans le nord, et du hareng dans les mers plus voisines ,qui forme la principale richesse de cette ville : elle comptait3,675 liabitans , en 1821. Durant la guerre de 1778 , on a con-struit deux forts , l’un au sud, l’autre au nord de Lowestoff.
Nous arrivons à Yarmoutli, port admirablement placé pourfaire communiquer la navigation maritime du nord de l’Eu-rope avec la navigation intérieure du comté de Suffolk. La
* En hiver, la côte que nous parcourons maintenant est fort-dangereuse; elle estéclairée par des phares nombreux, établis aux endroits les plus essentiels.