COTES ET PORTS. 65
Waveney et la Tliurn se jettent dans l’Yare, dont l’embou-chure donne son nom au port et à la ville d’Yarmoutli.
La Waveney, qui coule vers le nord-est, sépare les comtés deSuffolk et de Norfolk \ elle passe à Bucles, ville de 3,4q3 ba-bitansj elle est navigable dans une étendue de 4 ° kilomètres,jusqu’à Bungay', autre ville presqu’aussi peuplée : Bucles etBungay sont les marchés où les fermiers d’alentour apportentles produits agricoles, destinés pour le commerce d’Yarmouth.
] fYare est navigable dans une longueur de 35 kilomètres, jus-qu’à la capitale du Norfolk, Norvvich, qui compte 5o,a88 âmes;c’est la ville la plus importante de toute la péninsule com-prise entre la Tamise et le Wasli. Elle fleurit à la fois par soncommerce et ses manufactures. Elle fabrique du camelot et de labombazine, qu’on envoie j usqu’aux Grandes-Indes. Elle emploieprincipalement les laines des comtés de Lincoln et de Leicester.Elle s’est adonnée, depuis quelque temps, à la fabrication destoiles à voiles, des cotonnades et des soieries. Remarquons unedépendance intime et nécessaire entre les prospérités de Nor-wich et d’Yarmouth. Cette dernière ville est le débouché de lapremière 5 tandis que la première fournit à la navigationfaite par la seconde. C’est la même dépendance industrielleque nous avons remarquée, entre Hull et Leeds, entre Man-chester et Liverpool. D’Yarmouth, les produits de Norwieh etdu Norfolk sont envoyés directement en Russie, en Suède,en Danemarck, en Hollande, et, par le commerce généralde l’Angleterre, dans toutes les autres parties du globe.
Ce trafic maritime , joint aux ressources qu’offre la pêche duhareng et du maquereau, ont porté la population d’Yarmouthà i8,o4o habilans. Cette ville est encore enrichie, dans la sai-son des bains * , par le grand nombre de visiteurs qui s’y ren-
* Dans un hôtel destiné pour prendre les bains, l’eau de mer est élevée par un ma-nège. Auprès de cet hôtel est la jetée du port, longue de i .I9 mèt. et large de a4 a u sommet.