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COTES ET PORTS.
Harwich , bâtie sur une presqu’île , à l’emboucliure de cetterivière, est riche et commerçante. Elle compte 4 5 ooo liabi-tans. Elle possède un chantier et un arsenal de marine mi-litaire; mais, depuis les perfectionnemens apportés aux grandsarsenaux de l’état, le gouvernement n’y fait plus que des ra-doubs urgens, en temps de gueri’e. Des bains chauds et froidsd’eau de mer et d’eau minérale artificielle, la pêche, la construc-tion des navires marchands , voilà ses ressources principales. Sahaie, formée des bassins que présentent la Stour et l’Orwell,est sûre et spacieuse. Enfin , son port est le point de départ etd’arrivée des paquebots destinés pour la Hollande et la Bel-gique. C’est surtout lors de la lutte entre les Anglais et les Ba-taves, que la haie d’Harwich était d’une grande importancemilitaire. Plus d’une fois on a vu, durant cette lutte acharnée,cent bâtimens de guerre et trois cents navires marchandsmouillés en même temps au sein de ce golfe qui peut rece-voir des vaisseaux de ligne.
En face d’Harwich est le fort de Landguard qui commandeà l’entrée de la haie, et près duquel se trouve la seule passenavigable pour des bâtimens d’un grand tonnage : lorsque lamer est haute, il est de tous côtés environné par les eaux.
L’Orwell qui débouche dans la mer, en avant de ce port, estnavigable pour de grands bâtimens , jusqu’à Ipswich, ville de17,186 liabitans. Le port d’Ipswich était presque comblé parles alluvions du fleuve ; mais un Acte du parlement, obtenudepuis peu d’années, a fait entreprendre des travaux propresà le rendre d’un sûr et facile accès. Ipswich possède un collège,quatre écoles de charité et une bibliothèque formée par dessouscriptions volontaires. Durant la dernière guerre , on a bâtiprès de cette ville, des casernes pour dix mille soldats.
Une C lc . autorisée par les Actes 33 et 45, Geo. III, a rendul’Orwell navigable depuis Ipswich jusqu’à Stowmarket, où