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gauche de la Tamise , contre les débarquemens des Français.
La côte septentrionale de la haie du Blackwater reçoitaussi les eaux de la rivière Colne •, les navires arrivent àWivenhoe où se trouve un vaste chantier de construction.Avec de petits hâtiniens on remonte jusqu’à Colchester,ville qui comptait sur son territoire et celui de ses libertés,14,ox6 habitans, lors du cens de 182t. C’était, ainsi quel’indique son nom, une ville romaine, située sur une émi-nence •, position très-propre à la défense, dans le système deguerre des anciens. Les fortifications antiques ont été démoliesdurent les guerres civiles, sous Charles I er . Mais le châteausubsiste encore 5 il fut bâti parles Normands, avec des bri-ques romaines , qui sans doute provenaient des premiers rem-parts. La navigation fluviatile et les pêcheries d’huîtres, ajou-tent beaucoup à la richesse de Colchester.
Environ à 24 kilomètres de la baie du Blackwater, com-mence une autre baie plus importante encore, qui reçoit leseaux de la Stour et de l’Orwell, deux rivières qui présententun large bassin vers leur embouchure. La Stour est navigabledans une étendue de 4 kilomètres jusqu’à Sudbury, ville dontle nom vivra toujours dans les annales de l’industrie britanni-que. C’est là que le grand Edouard III établit les Flamands quivinrent dans le i 4 c - siècle , apprendre aux Anglais l’art de tra-vailler la laine au métier. Cette industrie rendit bientôt Sud-bury riche et populeuse *. Plus tard, il est vrai, d’autres villes,l’ont beaucoup surpassée ; néanmoins, elle n’a pas cessé d’êtreremarquable pour ses ateliers de lainage, dans lesquels on fa-brique surtout des crêpes de deuil, et de l’étamine pour les pa-villons de signaux. Neyland et Manningtree , deux petites villesde marché, dont les lainages firent aussi la richesse princi-pale , sont situées , comme Sudbury, sur les bords de la Stour,
^ En 1S21 , celte ville comptait encore 3,g5o habitans.
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