COTES ET PORTS. 55
L’établissement que nous allons décrire, devant con-tenir des vaisseaux chargés des produits les plus précieux,est soumis à des mesures de surveillance encore plus sé-vères que les autres Docks. Le travail commence assez tardle matin. A trois heures du soir en hiver, et tout au plus àquatre en été , le son d’une cloche annonce qu’on va fermer lesportes ; les travaux cessent ; et, soudain les ouvriers , les voi-tures , les employés et les visiteurs * sortent de rétablissement.Enfin, pour les mêmes motifs, ces Docks sont entourés detrès-hautes murailles.
Les marchandises importées ne sont pas mises en dépôtdans l’enceinte des Docks ; mais transportées sans délai par unefoule de chariots montés sur quatre roues assez petites et pres-qu’égales, et qui portent une caisse, longue, large et haute.Ces chariots ressemblent, par leur volume et leur formeextérieure, aux voitures nomades qui contiennent un mé-nage entier. Clos de -.toutes parts avec des planches jointives ,ils n’ont qu’une porte à l’arrière; cette porte, fermée à clef,est maintenue par des barres de fer et deux forts cadenas.
Chaque voiture, attelée de deux, trois ou quatre chevaux, estconduite jusqu’au bord du quai des importations; on ouvre sacaisse pour y faire entrer immédiatement les marchandises ti-rées du navire qu’on décharge ; on y arrime les barriques,les ballots, etc., comme dans une cale. Ensuite onia fermeà clef, et la voiture est dirigée sur la belle Route-commer-ciale , construite pour aller des Docks à la Cité.
Le Dock des exportations est le premier auprès duquel onparvient, en pénétrant par l’entrée principale. Il est séparé duDock des importations par une haute muraille, dans laquellesont percées des portes de communication. Les navires arri-vent de la Tamise , par un canal qui passe à l’ouest du bassin.
* Ils ne sont reçus qu’avec une carte d’admission, et durant les heures de travail.