FORCE COMMERCIALE.
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Indépendamment de ce système employé pour lever les fardeaux , unengrenage à roues d’angles , mù par le moyen d’une manivelle , fait tournerles grues sur leur pivot qui repose dans une crapaudine , tandis que leurbase circulaire est entourée d’un grand collier denté. Un énorme cylindreen fer, lequel sert d’enveloppe à la partie inférieure de la grue, est enterrédans la maçonnerie du quai.
A l’est cle tous les établissements que nous venons de dé-crire , M. Remiie a bâti, dans ces derniers temps, un nouveauliangar, où sont mis à couvert les arbres d’acajou qu’on ap-porte des Indes occidentales. Ce magasin, remarquable par sastructure, l’est surtout par le beau mécbanisme qu’on y aplacé pour transporter , empiler et désempiler les bois énormesqu’on y dépose. Un tel système a l’avantage de produire, avecpeu de bras, des effets considérables; il fournit le moyend’empiler et de manœuvrer le plus grand nombre possible depièces, dans un espace donné. Le bénéfice obtenu sur l’éco-nomie de la main-d’œuvre , dans les six premiers mois , a sullipour payer la construction du mécbanisme.
Le liangar sous lequel on a réalisé ces perfcctionncmens se compose de deuxtravées contiguës , dont la gouttière commune est supportée par seize colonnesen fer coulé , qui ont 6 r ”‘ t -,3 de hauteur. Les poutres sont courbées comme lesbaux d’un navire, pour résister aux elforts considérables qui résultent de lasuspension momentanée des pièces d’acajou *. PL XII, fig. [\ , a et b.
Les seize colonnes sont accouplées, à l’exception de deux qui correspon-dent à des passages libres; la série des colonnes est ainsi disposée : 2,2, 1,2,2,2, 1, 2,2. Vis-à-vis de chaque couple de colonnes est une pile de bois, souschaque travée. Il y a donc sept piles parallèles entre elles, et perpendicu-laires à la direction de la colonnade.
À l’aplomb du milieu de chaque rang de piles, le plancher est coupé demanière à présenter un coursier d’un mètre de large. De chaque coté, les boutsdes traverses supportent une solide longrine : sur les deux longrines qui bor-
* Avant d’employer des routes et des chariots en fer, on manœuvrait les pièces àforce de palans qu’on frappait à la tête d’un mâtereau dont le pied était fiché dans leterrain, et dont la tête était tenue par des étais qu’on allongeait d’un côté et raccour-cissait de l’autre, pour mettre cette tête à l’aplomb de la pièce d’acajou qu’on voulaitempiler ou désempiler; ce moyen était lent et demandait un grand nombre de bras.