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6,3 (1824)
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FORCE COMMERCIALE.

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Indépendamment de ce système employé pour lever les fardeaux , unengrenage à roues dangles , par le moyen dune manivelle , fait tournerles grues sur leur pivot qui repose dans une crapaudine , tandis que leurbase circulaire est entourée dun grand collier denté. Un énorme cylindreen fer, lequel sert denveloppe à la partie inférieure de la grue, est enterrédans la maçonnerie du quai.

A lest cle tous les établissements que nous venons de dé-crire , M. Remiie a bâti, dans ces derniers temps, un nouveauliangar, sont mis à couvert les arbres dacajou quon ap-porte des Indes occidentales. Ce magasin, remarquable par sastructure, lest surtout par le beau mécbanisme quon y aplacé pour transporter , empiler et désempiler les bois énormesquon y dépose. Un tel système a lavantage de produire, avecpeu de bras, des effets considérables; il fournit le moyendempiler et de manœuvrer le plus grand nombre possible depièces, dans un espace donné. Le bénéfice obtenu sur léco-nomie de la main-dœuvre , dans les six premiers mois , a sullipour payer la construction du mécbanisme.

Le liangar sous lequel on a réalisé ces perfcctionncmens se compose de deuxtravées contiguës , dont la gouttière commune est supportée par seize colonnesen fer coulé , qui ont 6 r t -,3 de hauteur. Les poutres sont courbées comme lesbaux dun navire, pour résister aux elforts considérables qui résultent de lasuspension momentanée des pièces dacajou *. PL XII, fig. [\ , a et b.

Les seize colonnes sont accouplées, à lexception de deux qui correspon-dent à des passages libres; la série des colonnes est ainsi disposée : 2,2, 1,2,2,2, 1, 2,2. Vis-à-vis de chaque couple de colonnes est une pile de bois, souschaque travée. Il y a donc sept piles parallèles entre elles, et perpendicu-laires à la direction de la colonnade.

À laplomb du milieu de chaque rang de piles, le plancher est coupé demanière à présenter un coursier dun mètre de large. De chaque coté, les boutsdes traverses supportent une solide longrine : sur les deux longrines qui bor-

* Avant demployer des routes et des chariots en fer, on manœuvrait les pièces àforce de palans quon frappait à la tête dun mâtereau dont le pied était fiché dans leterrain, et dont la tête était tenue par des étais quon allongeait dun côté et raccour-cissait de lautre, pour mettre cette tête à laplomb de la pièce dacajou quon voulaitempiler ou désempiler; ce moyen était lent et demandait un grand nombre de bras.