COTES ET PORTS. /|<)
une double rangée de dalles conduit directement à la porte desmagasins et à la rampe de leurs caves.
Ces grues , extrêmement fortes , sont en fer coulé. La chaîne qui sert àlever les fardeaux, après avoir fait retour sur le rouet qu’on place au Leede la grue, descend, appuyée sur des rouleaux, et se cueille sur un premiercylindre horizontal. Ce cylindre porte une roue dentée, laquelle s’engrèneavec un pignon porté par un axe également horizontal qui, lui-même , porteune roue dentée engrenant sur le pignon d’un troisième axe que fait direc-tement mouvoir la manivelle. Line roue sans dents , fixée sur ce dernieraxe, est garnie d’un frein mis en action par un petit levier en fer.
La partie la plus intéressante de ces grues, c’est le moyen pratiqué pourrendre plus ou moins grand le rapport de la puissance à la résistance,suivant qu’on doit élever des fardeaux plus ou moins considérables : celtedisposition , qui permet d’employer un nombre constant d’ouvriers , prévientles pertes de temps , et les accidens qu’il est difficile d’éviter avec, desaides novices. — Pour changer le rapport entre la puissance et la résistance ,le second axe porte trois roues dentées, qui sont isolées et dont les dia-mètres sont de moins en moins grands. A ces trois roues dentées correspon-dent trois pignons fixés sur le troisième axe-, le diamètre des pignons croîtcomme celui des roues diminue ; enfin les distances entre les pignons sontcalculées de cette manière : i°. en poussant le moins possible le second axe,dans le sens de sa longueur, sa première roue dentée engrène dans le premierpignon : les autres roues restant désengagées ; i°. en poussant d’une certainequantité le même axe, sa seconde roue vient s’engrener avec le second pi-gnon; tandis que la première roue, sc dégage du premier pignon, la troi-sième roue étant libre encore; 3°. en poussant cet axe le plus possible, laseconde roue désengrène , la première reste libre, et la troisième seule s’en-grène avec le troisième pignon.
Pour maintenir la communication du mouvement dans un clés engrenagesvariés ainsi, le premier axe présente trois ou quatre bourrelets quarrés dontles distances sont égales aux distances des trois roues. Lu levier de fer, mobileautour cl’un point fixe , offre un creux en demi-cercle (comme la susbandedes tourillons d’un canon) de même diamètre que le fer de cet axe entre lesbourrelets. Ce levier peut s’élever et s’abaisser dans un plan vertical, perpen-diculaire à l’axe qu’il doit croiser, parce qu’il tourne sur une charnière hori-zontale. Lorsqu’une des trois roues du premier axe, est engrenée sur sonpignon, on baisse le levier dont la partie creuse vient emboîter avec préci-sion le dessus de l’axe , entre deux des bourrelets.
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