COTES ET PORTS.
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une large partie vitrée. Le jour qui descend , par cette ouverture , est ré-iléchi par un miroir métallique incliné à 4^°, et placé dans le tronc decône, en avant de chaque soupirail. Ce miroir est formé de feuilles de fer-blanc clouées sur une longue table de bois ; on a soin de le tenir très-propre.
Près de chaque fenêtre, du côté opposé, est un miroir de fer-blanc,posé sur un pied vertical amovible ; on peut le tourner sur son axe , pourréfléchir la lumière vers tel point qu’on désire. Les ouvriers ont des mi-roirs plus petits, quarrés et garnis d’un manche. Ils s’en servent pourregarder les futailles , dans un endroit qui se trouve à l’ombre; ils présen-tent leur miroir portatif, de manière que le jour horizontal donné par la fe-nêtre avec son grand miroir , se réfléchisse sur l’endroit dont il s’agit. Le jourqu’ou obtient de la sorte , est suffisant même pour un travail minutieux.
La descente et le transport des tonnes , dans les caves , sontd’une intelligence et d’une économie non moins remarquables.
Sous les hangars en bois et en fer déjà décrits, au lieu d’un puits fermépar une plaque garnie de lentilles pour éclairer les caves, on a pratiqué,de distance en distance, un puits ouvert et de forme elliptique , d’une gran-deur suffisante pour qu’une tonne dont l’axe'est horizontal, y passe sansdifficulté. Une grue en fer porte la tonne à l’aplomb de ce trou, l’élève , ladescend, etc. Le mouvement d’engrenage , pour tirer la chaîne et lever lefardeau , est indépendant de la potence qui constitue la grue.
Machine hydraulique de M. Slralton ; elle sert au même objet que cettegrue. Un plateau qviarré, porté par une tige en fer , ronde et parfaitementpolie, peut monter et descendre; cette Lige est tenue en équilibre par deuxcontrepoids qui se meuvent dans deux petits puits ronds et qui sont tenuspar des chaînes attachées au plateau. Quand on place un poids considé-rable sur le plateau , il descend, et l’on règle son mouvement par un freinqui agit sur les poulies de retour d’un des contrepoids. Quand on veutfaire remonter le plateau , il suffit d’ôter sa charge ; les contrepoids , parleur action , le ramènent au niveau du sol supérieur. La même machinesert également à monter des fardeaux, au moyen d’un système de rouesdentées, établi tout auprès. Cet engrenage agit alors comme un cric hy-draulique ; il fait entrer, par force , de l’eau sous un piston qui porte la tigede fer du plateau. Ce moyen est d’autant plus expéditif, qu’on n’a pas mêmebesoin d’attacher la tonne qu’on veut faire descendre ; il suffit de la poser surle plateau, qu’on a d’abord élevé et qu’ensuite on abaisse à volonté.
Les tonnes qu’on doit descendre et tenir en dépôt dans les caves , sontamenées du bord des quais aux portes d’entrées de ces caves, et reçues l’une