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6,3 (1824)
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COTES ET PORTS.

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une large partie vitrée. Le jour qui descend , par cette ouverture , est-iléchi par un miroir métallique incliné à 4^°, et placé dans le tronc decône, en avant de chaque soupirail. Ce miroir est formé de feuilles de fer-blanc clouées sur une longue table de bois ; on a soin de le tenir très-propre.

Près de chaque fenêtre, du côté opposé, est un miroir de fer-blanc,posé sur un pied vertical amovible ; on peut le tourner sur son axe , pourréfléchir la lumière vers tel point quon désire. Les ouvriers ont des mi-roirs plus petits, quarrés et garnis dun manche. Ils sen servent pourregarder les futailles , dans un endroit qui se trouve à lombre; ils présen-tent leur miroir portatif, de manière que le jour horizontal donné par la fe-nêtre avec son grand miroir , se réfléchisse sur lendroit dont il sagit. Le jourquou obtient de la sorte , est suffisant même pour un travail minutieux.

La descente et le transport des tonnes , dans les caves , sontdune intelligence et dune économie non moins remarquables.

Sous les hangars en bois et en fer déjà décrits, au lieu dun puits fermépar une plaque garnie de lentilles pour éclairer les caves, on a pratiqué,de distance en distance, un puits ouvert et de forme elliptique , dune gran-deur suffisante pour quune tonne dont laxe'est horizontal, y passe sansdifficulté. Une grue en fer porte la tonne à laplomb de ce trou, lélève , ladescend, etc. Le mouvement dengrenage , pour tirer la chaîne et lever lefardeau , est indépendant de la potence qui constitue la grue.

Machine hydraulique de M. Slralton ; elle sert au même objet que cettegrue. Un plateau qviarré, porté par une tige en fer , ronde et parfaitementpolie, peut monter et descendre; cette Lige est tenue en équilibre par deuxcontrepoids qui se meuvent dans deux petits puits ronds et qui sont tenuspar des chaînes attachées au plateau. Quand on place un poids considé-rable sur le plateau , il descend, et lon règle son mouvement par un freinqui agit sur les poulies de retour dun des contrepoids. Quand on veutfaire remonter le plateau , il suffit dôter sa charge ; les contrepoids , parleur action , le ramènent au niveau du sol supérieur. La même machinesert également à monter des fardeaux, au moyen dun système de rouesdentées, établi tout auprès. Cet engrenage agit alors comme un cric hy-draulique ; il fait entrer, par force , de leau sous un piston qui porte la tigede fer du plateau. Ce moyen est dautant plus expéditif, quon na pas mêmebesoin dattacher la tonne quon veut faire descendre ; il suffit de la poser surle plateau, quon a dabord élevé et quensuite on abaisse à volonté.

Les tonnes quon doit descendre et tenir en dépôt dans les caves , sontamenées du bord des quais aux portes dentrées de ces caves, et reçues lune