COTES ET PORTS. 4 5
coton au second étage. A droite et à gauche de ce magasin , surune largeur égale à la sienne, sont établis deux hangars enbois, portés par des colonnes et des arceaux en fer-, avec untoit coupé pour donner du jour par le haut. Les colonnes sontcreuses , elles offrent un canal à l’eau qui descend de ces toits.Les fermes sont en bois, avec des sabots en fer coulé, i°. pouremboîter les assemblages essentiels des pièces ; 2". pour em-pêcher le contact de ces pièces, aux points où elles pourraientse fatiguer par les pressions , s’échauffer et se pourrir par la fer-mentation végétale et par l’humidité atmosphérique, etc. Enfin,des boulons écroués , en fer forgé , servent à retenir les partiesde la charpente qui tendraient à s’éloigner les unes des autres.Cette combinaison du fer et du bois, est ce qui convient le
mieux aux travaux des ports de France, où le bois est moins
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arceaux, ne se joignent pas bout à bout; un petit intervalle sépare les parties qui doi-vent etre en contact ; des assemblages parfaitement exécutés, empêchent qu’aucundérangement latéral puisse résulter de ce jeu longitudinal qu’il faut permettre aux pou-tres de prendre. De légers arcs-boutans s’élèvent autour du chapiteau de chaque co-lonne, et diminuent les portées des poutres. ( Voyez PI. XII, fîg. 2.)
Chacune des fermes qui soutiennent la toiture, est composée de deux demi-fermeségales et coulées chacune d’un seul jet : elles se raccordent par deux supports plats, assem-blés en escarfs, et liés avec des boulons écroués, dans toute l’étendue de la verticale àl’aplomb du sommet de la ferme; deux moindres supports divisent également les demi-fermes de droite et de gauche ; enfin des jambes de force, allant du pied de chaque sup-port à la tête du support voisin, suivent une pente opposée au côté du toit où correspondcette jambe de force. Un faitage et des lattes en fer coulé , plus larges, plus épaissesau milieu qu’aux deux bouts, sont dirigées horizontalement d’une ferme à l’autre, etservent à porter les grandes plaques d’ardoise qui recouvrent le toit.
La toiture est fortifiée par des tirans de fer forgé qui vont, dans chaque ferme,d’un côté du toit à l’autre; ces tirans, terminés à vis par un bout, sont tendus parun écrou. Au contraire, les parties qui arc-boutent, ou qui ne résistent que par leurmasse et en vertu de leur incompressibilité, sont en fer coulé. Certaines parties ontune forme circulaire et sont creuses , comme les colonnes. Quelques pièces qui ne sup-portent de pressions que dans un sens, sont planes, larges dans ce sens, et mincesdans l’autre. Enfin les pièces qui doivent résister à des effets variés dans leurs directions,ont la forme d’une croix grecque , ce qui rend leur résistance un maximum dans deuxdirections perpendiculaires entre elles, Lout en présentant le moindre volume possible.Ces principes sont généraux dans les constructions anglaises.