COTES ET PORTS. 33
dans une voûte; plus elles avanceront, plus leur connexion avec les autresparties approchera d’être intime, et plus elles offriront de résistance à desdéplacemcns ultérieurs. Enfin la hase CE étant plus petite que CG cd , ilfaudra moins de pilots pour supporter celle-là que celle-ci ; et, si les pilots sonten même nombre , ils supporteront la première base avec plus d’efficacité.
Actuellement, si le même navire se trouve accosté contre ces deux quais ,il est évident que le mur rectiligne ayant une égale pente dans ses parties su-périeure et moyenne, il y aura plus loin du bord X à l’arête a de ce mur ahc.d ,que du bord X à l’arête  du mur curviligne ABCE. Les chargemens et lesdécliargemens seront donc bien plus faciles avec ces derniers murs de quai,qu’avec les premiers. Le talus des murs curvilignes ne commençant à s’adou-cir sensiblement qu’au niveau des basses eaux ordinaires , c’est surtout à ceniveau que de tels murs ont le plus d’avantages sur les autres.
Telles sont les raisons qui, dans les grandes constructions de nos portsmarchands et militaires , me paraissent rendre , pour les quais, la forme desmurs curvilignes , préférable à celle des murs rectilignes.
Les bajoyers des écluses ont leurs têtes ou musoirs formés par un profilcurviligne qui s’appuye sur un arc de cercle horizontal, afin de raccorderles faces en équerre des bassins et des canaux de communication ou d’entrée.
( Voyez PI. IX , fig. i et 2 . ) Il y a sur ces canaux des ponts tournans, enfer, que nous allons décrire : PL IX et XL
Ponts tournans , enfer. Ces ponts sont composés de deux parties égales ouvolées qui se raccordent à leur milieu , suivant une ligne moitié droite et moitiécourbe, pour que la volée qu’on ouvre la première se dégage facilement del’autre. Lorsque le pont est fermé , les faces en contact des deux volées , s’em-boîtent , l’une par une languette, l’autre par une rainure de mêmes dimen-sions ; une clavette enfoncée dans une entaille, au milieu de cet assemblage ,empêche quand on le veut les deux parties de se séparer.
Si, du centre de rotation de chaque volée , on décrit un cercle tangent auxcôtés du pont, ce cercle , en entier sur le quai, touchera le revêtement exté-rieur de la maçonnerie. Du côté vers lequel la partie saillante de la voléeest ramenée contre le quai , lorsqu’on ouvre le pont, le mur de revêtementprésente une échancrure longitudinale et tracée suivant la forme du demi-arceau de la volée, échancrure dont cette volée est éloignée seulement d’unou deux décimètres, quand le pont est ouvert. Le revêtement du quai setrouve creusé pareillement sur toute la superficie du cercle déjà tracé.
Un grand anneau de fer plat, rond et concentrique à ce cercle, est fixé surle fond de cette partie creuse. Sur le plat de l’anneau court librement unecouronne de roulettes , semblable à celle qui facilite les mouvemens du grand
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