COTES ET PORTS. 29
leur esprit, et en consultant les résultats cle l’expérience : résul-tats qu’ils n’avaient pas voulu croire sur mes premiers récits.
Une autre différence fort-importante, qui se trouveeiatrel’ar-chitecture hydraulique des Anglais et celle des Français, est laforme des murs de quai. Nous donnons à la face extérieure deces murs, la forme droite d’un plan incliné ; tandis que la faceintérieure, celle qui touche aux terres, est dans un plan ver-tical. Les Anglais donnent à ces deux faces la forme d’un cy-lindre qui commence presque verticalement et sans courbureà sa partie supérieure ; mais qui se courbe de plus en plus,en prenant un talus dont la pente diminue, à mesure qu'onapproche de l’assise inférieure. Dans les travaux exécutés avecle plus de soin, les assises, au lieu d’être horizontales, sontperpendiculaires à la face extérieure du mur. ( Voyez PL IX.)
Nous allons successivement démontrer les avantages desécluses à portes convexes et des quais à murs concaves.
Bélidor a tenté de comparer la résistance des portes courbesavec celle des portes droites. Je suis surpris, je l’avoue, qu’ilait pu tomber dans l’erreur théorique sur laquelle il s’appuie.Voici quelle est la manière dont il traite ce sujet, dans son Ar-chitecture hydraulique, lie. T'\ Sur la perfection des écluses.
« La poussée de Veau contre les portes courbes est la meme que contre lesportes droites , toutes choses d’ailleurs égales. » C’est-à-dire , si au lieu de deuxvantaux courbes E/ F, FgG, 011 a deux vantaux droits EF, FG, ayant leurspoteaux tourillons et busqués aux mêmes points E, G et F, PL IX , fig, 4 :
i°. Les pressions perpendiculaires, exercées contre un vantail courbe E/F,y étant décomposées pour avoir la pression estimée perpendiculairement auvantail plan EF, on trouvera la même pression totale que si le fluide pesaitimmédiatement sur ce dernier vantail : cette partie de la démonstration deBélidor est rigoureusement exacte.
2°. Les forces parallèles au vantail plan EF, résultantes de la décomposi-tion des forces perpendiculaires au vantail courbe , se divisent en deux partiesdont les directions sont diamétralement opposées , et dont la pression totaleest la meme. Delà Bélidor conclut que ces forces se faisant mutuellement;