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6,3 (1824)
Entstehung
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28 FORCE COMMERCIALE,

ouvert aux vaisseaux marchands. Mais lérection des murs etdes musoiiS du second avant-bassin , a demandé beaucoupplus de temps. La cause dun tel retard tenait à des dillicultéssingulières , élevées par les possesseurs des maisons quil fallaitabattre pour former les quais de cet avant-bassin *.

Les écluses du Dock-de-Londres sont parfaitement com-binées dans toutes leurs parties , et de la plus belle exécution.Leurs portes, ainsi que toutes celles dont la largeur surpassesix ou sept mètres , au lieu d elxe planes, comme les nôtres,sont bombées du côté des eaux qui les poussent. Cest ici le lieudexaminer lequel des deux systèmes offre le plus davantages.Chez nous le préjugé sest ouvertement décidé pour les portesplanes. Aussi, lorsque jai paru donner la préférence aux portesbombées, dans mes Mémoires sur la marine et les ponts etchaussées de France et dAngleterre , de très-habiles ingé-nieurs se sont daboid prononcés contre cette opinion. Cepen-dant , plus tard, ils y sont revenus, par la justesse naturelle de

* Durant les travaux, une machine à vapeur était continuellement employée à lé-puisement des eaux qui filtraient dans lexcavation préparée pour ce même avant-bassin.Cette machine construite par Watt et Boulton, était du pouvoir de vingt chevaux ; elleélevait communément par minute, 7 mètres cubes deau, à 10 mètres de lihuteur;etpouvait à la rigueur en élever 10 mètres cubes à cette hauteur; elle consommait parheure , deux boisseaux anglais de charbon minéral.

La machine à vapeur fait tourner un tambour portant une longue chaîne sans fin;cette chaîne dirigée horizontalement, glisse sur des rouleaux, pour 11e frotter nulle part.Elle va senrouler sur un second tambour circulaire, lequel porte une cheville excen-trique , pour faire alternativement monter et descendre le piston dune forte pompe.

Comme la chaîne pourrait être plus ou moins allongée par lextension et lusé de sesmailles, et par les variations de la température , il faut chercher un moyen de sassurerquà tous les instans elle presse assez fortement les deux tambours, pour recevoir delun le mouvement, et le transmettre à lautre. À cet effet, entre deux montans pa-rallèles, lun à droite et lautre à gauche de la chaîne sans-fin, une roulette pesantequi peut monter, descendre et tourner librement dans une coulisse, pèse sur la partie su-périeure de la chaîne. Iar ce poids constant, quels que soient les ébranlcinens de lamachine et les variations de longueur et les oscillations de la chaîne, cette chaîne exercesur les tambours une tension pareillement constante.