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ouvert aux vaisseaux marchands. Mais l’érection des murs etdes musoii’S du second avant-bassin , a demandé beaucoupplus de temps. La cause d’un tel retard tenait à des dillicultéssingulières , élevées par les possesseurs des maisons qu’il fallaitabattre pour former les quais de cet avant-bassin *.
Les écluses du Dock-de-Londres sont parfaitement com-binées dans toutes leurs parties , et de la plus belle exécution.Leurs portes, ainsi que toutes celles dont la largeur surpassesix ou sept mètres , au lieu d elxe planes, comme les nôtres,sont bombées du côté des eaux qui les poussent. C’est ici le lieud’examiner lequel des deux systèmes offre le plus d’avantages.Chez nous le préjugé s’est ouvertement décidé pour les portesplanes. Aussi, lorsque j’ai paru donner la préférence aux portesbombées, dans mes Mémoires sur la marine et les ponts etchaussées de France et d’Angleterre , de très-habiles ingé-nieurs se sont d’aboi’d prononcés contre cette opinion. Cepen-dant , plus tard, ils y sont revenus, par la justesse naturelle de
* Durant les travaux, une machine à vapeur était continuellement employée à l’é-puisement des eaux qui filtraient dans l’excavation préparée pour ce même avant-bassin.Cette machine construite par Watt et Boulton, était du pouvoir de vingt chevaux ; elleélevait communément par minute, 7 mètres cubes d’eau, à 10 mètres de lihuteur;etpouvait à la rigueur en élever 10 mètres cubes à cette hauteur; elle consommait parheure , deux boisseaux anglais de charbon minéral.
La machine à vapeur fait tourner un tambour portant une longue chaîne sans fin;cette chaîne dirigée horizontalement, glisse sur des rouleaux, pour 11e frotter nulle part.Elle va s’enrouler sur un second tambour circulaire, lequel porte une cheville excen-trique , pour faire alternativement monter et descendre le piston d’une forte pompe.
Comme la chaîne pourrait être plus ou moins allongée par l’extension et l’usé de sesmailles, et par les variations de la température , il faut chercher un moyen de s’assurerqu’à tous les instans elle presse assez fortement les deux tambours, pour recevoir del’un le mouvement, et le transmettre à l’autre. À cet effet, entre deux montans pa-rallèles, l’un à droite et l’autre à gauche de la chaîne sans-fin, une roulette pesantequi peut monter, descendre et tourner librement dans une coulisse, pèse sur la partie su-périeure de la chaîne. I’ar ce poids constant, quels que soient les ébranlcinens de lamachine et les variations de longueur et les oscillations de la chaîne, cette chaîne exercesur les tambours une tension pareillement constante.