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COTES ET PORTS,le projet qu’on doit soumettre aux délibérations. Ce travailimmense est presque toujours rendu public \ il fournit, aux par-ties intéresséesdes moyens de réplique. Enfin , lorsqu’il s’agitd’un objet vraiment important, ce n’est qu’après un second etquelquefois un troisième rapport, que le parlement éclairéd’ailleurs au sujet des rapports memes , par la lumière des dé-bats , vote sur des questions approfondies avec tant de savoiret de prudence.
Le projet approuvé , le plan des travaux arrêté , l’activité del’exécution succède aussitôt à la lenteur des délibérations, etles plus grandes entreprises sont conduites à terme,, dans unlaps de temps dont la courte durée n’est souvent pas moins éton-nante que l’immensité des travaux et le génie qui' triomphede leurs difficultés sans nombre.
Voilà comment, en appliquant les formes solennelles desassemblées délibérantes , à l’examen , à la discussion de touteespèce de bien public, et dirigeant le beau droit de pétition,non pas vers des récriminations et des sollicitations person-nelles , mais vers des objets d’utilité générale, on allie la pru-dence des méditations, la publicité des mesures et la justiceque la publicité commande , avec l’expérience des sa vans, desartistes , des prud’hommes , ainsi qu’avec l’activité prodigieusedes riches capitalistes, impatiens de donner à leurs fonds, uncours de plus en plus productif.
En suivant cette marche, inspirée par la sagesse elle-même,le parlement britannique a sanctionné, depuis la fin du siècledernier, des améliorations infiniment importantes pour la po-lice et le commerce de la Tamise. Il n’y a pas encore vingtannées, les navires étaient presque tous obligés de restermouillés dans le cours libre de ce fleuve. Le petit bassin duGroenland servait seul à quelques bâtimens destinés à la pê-che sur les bancs dont il porte le nom. Les vaisseaux étaient