20
FORCE COMMERCIALE,culiers ou des C‘ es . lui soumettent quelque plan pour innoverou simplement pour améliorer un objet d’intérêt public, pres-que toujours ce plan est pris en considération. La notoriétéde cette première démarche donne l’éveil à tous les citoyens.Les individus, les associations que ce projet favorise, serassemblent, pour en constater, pour en démontrer l’utilité,par des pétitions où ses avantages présens et futurs sont ex-posés sous tous leui’S points de vue. D’un autre côté les as-sociations et les individus auxquels le même projet peutporter quelque détriment, réunissent leurs efforts, pour lecombattre ; ils font valoir à la fois les inconvéniens qui les af-fectent , et tous ceux qui peuvent empêcher ou du moinsretarder le succès de leurs antagonistes. Cette lutte s’engageet se soutient avec une ardeur, un égoïsme incroyables.Chaque partie se croit obligée de ne défendre que sa cause,et la défend avec adresse, avec énergie, avec persévérance.Tout pétitionnaire trouve au parlement, dans les députés desa province, de sa commune , ou de son parti politique , unprotecteur qui se charge de donner, à de froides raisons écrites,la force vivante de l’éloquence. A mesure que les pièces de ceprocès sont présentées et soutenues au parlement, elles sontrenvoyées à une commission chargée d’examiner l’ensembleet les détails du projet, ainsi que nous l’avons expliqué pourles projets des voies hydrauliques. Cette commission consulteles gens de l’art les plus célèbres ; elle prend des renseigne-mens statistiques sur tous les points qui se rattachent à laquestion; elle balance les raisons, elle vérifie les assertions etles faits avancés de part et d’autre ; elle rédige ensuite pourle parlement, un rapport qui, d’ordinaire, est d’un stylotrès-simple et très-clair; comme il convient à des sujetsgraves, analysés pour des législateurs. Là se trouve appréciétout ce qui peut contribuer à répandre quelque jour sur