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leurs affaires et viennent établir leur domicile à d’énormes
distances de leurs bureaux et de leurs comptoirs.
Tandis que la mode acquérait un tel empii-e , les progrès ducommerce amenaient d’autres cliangemens dans la Cité. Il fal-lait de plus grandes boutiques et de plus vastes magasins qui,grâce à la division du travail et à l’activité des individus, acti-vité toujours croissante avec celle du commerce , ont demandémoins de personnes pour exécuter un service plus étendu, dansun espace donné. Un grand nombre d’établissemens nouveauxcréés dans la ville maritime et dans Soutliwark, y ont faitpasser une foule de commis et d’ouvriers , tirés de la Cité.
Westminster et ce qu’on appelle ses libertés, ont augmentéfort-peu leur population depuis plus de cent ans ; cette villen’étant ni manufacturière ni commerçante, ses accroissemensne pouvaient être que bornés. Elle comprenait dans ses libertésbeaucoup de terrains vagues sur lesquels on a construit, pourloger ce qu’elle a gagné de familles durant un siècle, et cequi sortait de la ville meme. Le nombre des babitans a dimi-nué sur le sol anciennement couvert d’édifices, parce qu’uneaisance plus grande a porté les citoyens à prendre des loge-mens moins exigus, et à bâtir des maisons plus spacieuses.
Mais, quoique l’ancienne W estminster soit restée à peu prèsstationnaire, quoique la Cité même ait vu sa population dé-croître avec rapidité ; les autres parties de la capitale se sontaccrues à tel point, que la population de la métropole britan-nique a presque doublé, depuis le milieu du siècle dernier.Elle comptait alors 676,050 babitans; elle en compte aujour-d’hui plus de douze cent mille.
On apprend avec surprise que, de 1700 à 1750, la capitalen’ait pas même acquis deux mille individus. C’est depuis 1760qu’elle a fait en ce genre ses plus grandes acquisitions. C’estaussi depuis que les Anglais ont le plus perfectionné les