COTES ET PORTS.
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maritime , la capitale de la Finance deviendra bientôt égale , enétendue et en richesses, à la métropole de l’emphe britan-nique. Yoilà le but vers lequel nous devons tendre.
Un changement remarquable dans la ville du centre ou Citéde Londres, c’est le décroissement de sa population. Entre lesanciennes limites finira muros) , cette population n’est plusmaintenant que les deux cinquièmes de ce qu’elle était aucommencement du 18 e . siècle. Une si grande diminution tientd’abord à ce qu’on a beaucoup élargi les rues, depuis cetteépoque. Mais cette raison ne suffit pas pour expliquer le dé-croissement dont nous cherchons les causes.
A mesure que le luxe s’est accru, que le commerce a prisune plus grande extension, les liabitans de la Cité ont vouludes appartemens moins exigus. Les riches abandonnant àleurs commis d’anciennes maisons , étroites , obscures , enfu-mées , sont venus demeurer dans la ville occidentale, plusspacieuse, plus aérée, plus élégante, et la seule habitationdécente des familles du bon ton ( fashionable people ) ; car lamode , cette déesse légère que l’étranger aime à se figurer sousdes formes et des grâces toutes françaises, parce qu’elle est cheznous plus aimable que partout ailleurs, la mode exerce undespotisme plus rigoureux et s’étend à beaucoup plus d’usagesde la vie, dans la Grande-Bretagne. A Paris, une femme biennée, un homme bien élevé, ne cessent pas d’être des genscomme il faut , reçus suivant leur mérite et leur amabilité ,soit qu’ils habitent le Marais ou le fauxbourg Saint-Ger-main, l’ile Saint-Louis ou la Chaussée-d’Antin. Mais, àLondres , tout individu qui ne demeure pas sur la rive gauchedu fleuve, et à l’occident du palais de Somerset, ne sauraitprétendre à faire partie des familles fashionables y il est rayédes catalogues de la société par excellence. Cet absurde pré-jugé suffit pour que les riches négocians quittent le centre de