COTES ET PORTS.
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arts utiles, et fait les grands travaux des communications in-térieures, indispensables à la prospérité du commerce. Nousverrons de même s’accroître la population et l’opulence deParis, à mesure qu’en développant notre industrie , nous com-pléterons et nous rendrons meilleures les voies commercialesqui rattachent la capitale à tout le territoire de la France.
Londres est dans une position si favorable au négoce, dontelle-même retire tant d’avantages, qu’elle s’est agrandie avecune extrême rapidité, dans tous les temps où le tralic del’Angleterre a pu prendre un nouvel essor.
C’est un phénomène politique très-remarquable, que l’in-quiétude avec laquelle le gouvernement britannique a long-temps envisagé l’extension naturelle de la capitale. Au lieu dereconnaître dans ce résultat d’une richesse et d’une population,également croissantes, un signe certain de la prospérité com-merciale du royaume, il semblait regarder un pareil dévelop-pement comme la végétation de ces plantes parasites qui senourrissent en épuisant le tronc sur lequel elles pullulent *.
En i58o, la reine Elizabeth publie une proclamation pourempêcher que Londres ne prenne plus d’étendue. D’après lesmêmes idées, en 1618, Jacques I er . s’oppose à l’accroissementde cette capitale. Cromwell, à cet égard, ne paraît pas pluséclairé j il renouvelle, en 1656, des plaintes banales contreun progrès dont il aurait dû s’applaudir. En 1G74, Char-les II , par une ordonnance délivrée en conseil, prescrit depoursuivre les personnes qui bâtissaient ou qui même avaientr bâti sur de nouvelles fondations , dans les fauxbourgs et le voi-sinage de Londres. Tant, à cette époque, étaient encore im-parfaites les idées qu’on avait sur les droits de la propriété !
* On voit par les ordonnances de nos rois, aux 17 e . et 18 e . siècles, que le gouver-nement français avait alors les mêmes préjugés. Il cherchait à prévenir par des mesuresde police, l’accroissement de la capitale; accroissement qu’il aurait dû contempler avecun juste orgueil, comme une preuve éclatante des prospérités du royaume.