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6,3 (1824)
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COTES ET PORTS.

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arts utiles, et fait les grands travaux des communications in-térieures, indispensables à la prospérité du commerce. Nousverrons de même saccroître la population et lopulence deParis, à mesure quen développant notre industrie , nous com-pléterons et nous rendrons meilleures les voies commercialesqui rattachent la capitale à tout le territoire de la France.

Londres est dans une position si favorable au négoce, dontelle-même retire tant davantages, quelle sest agrandie avecune extrême rapidité, dans tous les temps le tralic delAngleterre a pu prendre un nouvel essor.

Cest un phénomène politique très-remarquable, que lin-quiétude avec laquelle le gouvernement britannique a long-temps envisagé lextension naturelle de la capitale. Au lieu dereconnaître dans ce résultat dune richesse et dune population,également croissantes, un signe certain de la prospérité com-merciale du royaume, il semblait regarder un pareil dévelop-pement comme la végétation de ces plantes parasites qui senourrissent en épuisant le tronc sur lequel elles pullulent *.

En i58o, la reine Elizabeth publie une proclamation pourempêcher que Londres ne prenne plus détendue. Daprès lesmêmes idées, en 1618, Jacques I er . soppose à laccroissementde cette capitale. Cromwell, à cet égard, ne paraît pas pluséclairé j il renouvelle, en 1656, des plaintes banales contreun progrès dont il aurait sapplaudir. En 1G74, Char-les II , par une ordonnance délivrée en conseil, prescrit depoursuivre les personnes qui bâtissaient ou qui même avaientr bâti sur de nouvelles fondations , dans les fauxbourgs et le voi-sinage de Londres. Tant, à cette époque, étaient encore im-parfaites les idées quon avait sur les droits de la propriété !

* On voit par les ordonnances de nos rois, aux 17 e . et 18 e . siècles, que le gouver-nement français avait alors les mêmes préjugés. Il cherchait à prévenir par des mesuresde police, laccroissement de la capitale; accroissement quil aurait contempler avecun juste orgueil, comme une preuve éclatante des prospérités du royaume.