27
nn milliard dont on propose de la chargcr immediate-tnent, et les nombreux milliards qii’ua Systeme funestelui imposera dans la suite , si nous avons le malheurde l’adopler ?—
Les resultats desastreux des emprunts avec accrois-sement de capital se manifesterem dans la Grande-Bretagne pendant la guerre, avec une teile evidence,que tous les bons esprits s’accorderent ä les proscrire; etsir John Sinclair , qui publia , quelque temps apres letraite d’Amiens, 1 ’bistoire du revenu public de l’empirebritannique, en fait, dans cet ouvrage celcbre, la een-sure la plus vive comme la plus juste.
« Le premier principe a etablir par l’etat, dit-il»(tome 1, page 073), c’est de n’etre jamais engage ä»payer un iota de plus que le capital originairement»emprunte. Ajouter un capital artificiel ä un capital»reel, obliger l’etat ä payer too livres lorsque . peut-»etre, il n’en a pas recu 5 o 011 60, c’cst la plus per-»nicieuse de toutes les operations financieres: et tout»ministre qui proposerait au parlementunpareil projet,»devrait etre mis cn accusation (1). »
Le taux nominal de 3 pour 0/0 u’empeche pas que,dans les emprunts faits ä ce titre, l’etat ne paic 'reel-lement a raison de 5 ou 6 pour 0/0, el quelqucfoisdavantage, l’interet de l’argent verse par les capitalisLesdans lescaisses; et sir John Sinclair nous en offre uuexemple bien frappant dans le tableau ci-dessous del’emprunt de loyaute fair, par M. Pitt ä 5 pour o/o, etd’un emprunt a 3 pour 0/0 qu’il fut oblige de fairedans le-courant de la meine annee 1797-
(1) And any minister tliat proposed such a plan in parlia-ment, ougtit to be made lial)!e to impcaclnnent.