Druckschrift 
1 (1806)
Entstehung
Seite
114
Einzelbild herunterladen
 

11 4 DISCOURS PllÉlIIIÎÎAHE,

Causées par les changemens de réfractions. Pour moi,je n’aurois pu observer la mer que de Dunkerque ,Watten et Cassel ; mais pendant mon séjour à ces troisstations l’horizon de la mer a toujours été tellementembrumé, que j’ai mieux aimé partir d’un nivellementexécuté par les ingénieurs entre le pied de la tour deDunkerque et la laisse de basse mer.

Dans l’observation des distances au zénith , Méchainrendoit le fil tangent au sommet du signal, et il corri-geoit ensuite la distance observée en ajoutant la demi-épaisseur de fil, qu’il avoit trouvée de 3". Il ne dit pascomment il avoit déterminé cette quantité. Les essaisque j’ai faits pour la déterminer moi-même m’ont parusujets à quelque incertitude (i). Pour éviter la petiteerreur qui pouvoit en résulter, j’avois soin de mettrealternativement les deux bords du fil à la hauteur dusommet du signal : cette manière me dispensoit de con-noître l’épaisseur de mon fil. Au reste , on verra ci-aprèsque dans les observations réciproques il n’est nullementbesoin de cette connoissance.

La distance au zénith donnée directement par l’ob-servation est ordinairement celle qu’il faut employer àla réduction des angles. Pour la différence de niveau etles réfractions horizontales , il faut quelques correctionsdont nous donnerons plus loin les formules.

(i) Picard, dans sa Mesure de la terre , dit qu’un filet de ver à soie estla treize-centième partie d’un pouce; ainsi dans nos lunettes de ai -j- pouces,la demi-épaisseur doit être de (Mém. de l’Acad. t. VU, p. i5i.)