DU JAUGEAGE.
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La méthode que j’ai l’honneur de présenter au pu-blic , remplit non-seulement toutes ces conditions,mais elle offre encore d’autres avantages. D’abord,elle a toute la précision que les savants ont invoquée ;de plus, elle procure par la célérité de ses opérationsla faculté de ne pas faire attendre les contribuables, etle moyen de pouvoir en apprendre l’usage en quelquesheures de temps.
Il est d’autant plus nécessaire d’apprendre l’usagedes méthodes qui font partie de ce travail, que l’onaura toujours , des vaisseaux d’un volume plus oumoins considérable à jauger.
La question de savoir si les tonneaux pouvaient êtreassimilés aux mesures de capacité, a été examinée avecbeaucoup d’attention. Il a été reconnu qu’il y auraitde grands inconvénients à les assujétir indéfiniment àtles dimensions uniformes ; que les difficultés quel’on éprouverait seraient telles, que l’on aurait beau-coup de peine à y réussir, et enfin, que peut-être lesintérêts du commerce exigeaient qu’on laissât subsis-ter les usages anciens des différents pays, ce qui a dé-terminé à prendre le parti de considérer les tonneauxcomme de simples mesures de confiance (i). Il est en-core plusieurs autres raisons qui sont aussi détermi-nantes ; d’abord, les localités, et les usages où l’on estde couper les bois de merrain à une hauteur propre àtirer le meilleur parti des chênes; ensuite, l’économiequi résulte de faire resservir les douves à de nouvellesconstructions , après avoir été resserrées pendantdeux ou trois années, ( ce qui expose les tonneaux à
(i) Cet article est extrait de la circulaire de son Excellence leministre de l’intérieur, aux préfets des départements, du 2frimaire an XI.