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teurs, quelque intérêt qu’ils aient eu les uns et lésautres, de le connaître.
Tous les auteurs qui se sont' occupés du jaugeage,ont différé entre eux d’opinions, à raison de la variétédes courbures qu’ils supposaient aux douves des ton-neaux.
Les uns ont pensé qu’il fallait réduire la figure dutonneau à deux cônes tronqués assemblés base à base;mais ils se trompaient, parce qu’il faudrait pour celaque les douves formassent un anglè saillant au cercledu bondon, et qu’elles n’eussent aucune courbure dansleur longueur, ce qui ne se trouve et ne saurait mêmeavoir lieu dans aucun tonneau.
D’autres ont cru que la courbure des tonneaux étaitelliptique ;mais les tonneliers, quoiqu’ils ne soient di-rigés par aucuns principes géométriques, n’ignorentpas que, s’ils donnaient aux douves une courbureelliptique, la construction du tonneau ne serait pasassez solide.
En effet, pour la solidité du tonneau, il faut que lescerceaux le serrent fortement et qu’il ne soit pas facilede les en détacher; donc, il faut que là où le cerceaua beaucoup d’espace à parcourir pour arriver au pointoù il doit serrer les douves, la courbure y soit moindreet approche plus du parallélisme avec l’axe du ton-neau ; et que là où il a moins de chemin à faire pourarriver au point où il doit serrer les douves , la cour-bure y soit plus grande à proportion ; mais il faut aussiquelle n’y soit pas assez grande pour faciliter le dé-tachement du cerceau, par les divers roulements aux-quels le tonneau est exposé dans les transports. C’estla seule figure parabolique des douves qui donne ceparallélisme auprès de la bonde, et la courbure au- •près des fonds, qui suffit pour rendre le roulement dutonneau plus facile, et moins nuisible à sa solidité.