XXIV
RAPPORT
C’est ce qu’a fait M. Bazaine dans une première jaugeque l’Athénée a déjà accueillie avec distinction, de sortequ’en plongeant cette jauge ( qu’on peut nommer , à justetitre, jauge universelle') dans la piece, on trouve sur la facedestinée aux diamètres non les longueurs réelles, mais lenombre tout composé pour avoir la surface du cercle, qu’il*ne s’agit plus que de multiplier par la longueur de la piece,pour en avoir la capacité.
L'instruction publiée par le Ministre de l’Intérieur, tendà simplifier cet opération , en substituant à ce nombrecomposé, son logarithme , pour n’avoir à faire que l’addi-tion du logarithme de la longueur.
Mais M. Bazaine n’a pas cru devoir s’en tenir aux suf-frages qu’il avait reçu de l’Athénée, aux encouragementsdont l’ont honoré le Ministre , le Préfet du département etla Commission des Poids et Mesures, il s’est replié sur cettepréférence que le plus grand nombre des hommes accordeaux pratiques manuelles sur les procédés intellectuels ; ils’est efforcé de supprimer tout calcul pour mettre dans lamain du jaugeur un instrument qui fasse seul tous les fraisde la réduction. L’idée fondamentale lui en a été fourniepar les anciennes jauges qui , sur différentes faces , con-venaient aux différentes constructions des tonneaux. Vousallez juger comment il l’a approprié au système métrique.
Si les dimensions des tonneaux étaient respectivementproportionnelles, une seule dimension donnerait évidem-ment toutes les autres. M. Bazaine a donc pu, par exemple,déterminer sur sa jauge la longueur que pourrait avoir unepiece de 140 litres (la feuillete de Bourgogne) 687 milli-métrés , et le diamètre des fonds de la même piece 492 mil-limétrés, et désigner ces longueurs par la même marquei 4 o. Tout tonneau qui répondra à ces deux marques seraréellement de 40 litres.
Prévoyant ensuite ce qui pouvait excéder, ou manquerà l’une de ces dimensions , supposant l’autre constante,M. Bazaine a pu tracer, au-dessus et au-dessous des mar-ques , quelques divisions espacées proportionnellement, de