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DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES. 51
blissement fut donné, en 1697, aux chanoines réguliers de la réformede Chancellade, opérée, en 1625, par Alain de Solminiac, évêque deCahors (Loi).
Les chevaliers d’Àubrac portaient sur leur habit, au côté gauche, unecroix de taffetas bleu.
Quant aux religieux, ils étaient revêtus, dans la maison, d’une soutanenoire, avec la croix comme les chevaliers; mais au chœur ils avaient unmanteau fort ample, avec la croix au côté gauche, et un bonnet carré.
Les trente-trois premiers doins étaient réguliers; les autres furentcommendataires. Le premier de ceux-ci fut Pierre d’Estaing, en 1477.
Parmi les doms commandataires, on en trouve encore deux autres dunom d’Estaing, qui ont suivi le premier. On trouve aussi quatre cardi-naux, George d’Armagnac, François d’Escoublau, Jules Mazarin, Louis-Antoine de Noailles, et plusieurs archevêques et évêques.
Par un règlement établi entre le dom et les hospitaliers, six mille livresétaient distribuées chaque année aux pauvres. Le dom en avait quinzemille, et le reste des revenus servait pour la nourriture des hospitalierset l’entretien des bâtiments.
Rappelons-nous ce que l’on voyait en France, avant la révolutionde 1789. Tous ces antiques manoirs, ces châteaux forts où les seigneursféodaux tenaient autrefois leur cour, et recevaient les gentils troubadoursqui venaient charmer leurs ennuis par leurs chants; ces châteaux,dis-je, où ils régnaient presque en souverains, avaient disparu. On envoyait encore les ruines, ou ils avaient été remplacés par de simples mai-sons de campagne plus ou moins élégantes, tandis que de superbes ab-bayes, comme Cluni, Cîteaux, Aubrac, etc., remplaçaient d’anciens re-paires de brigands, ou des marais inhabitables. Honneur à la religion quiavait créé ces merveilles, et. qui, comme tille du Tout-Puissant, a su fairequelque chose de rien !