DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES.
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raient dans l’iiôpilal, ayant leurs servantes particulières, et avaient soindu linge et des habits des pauvres.
Alard fut lui-même le premier supérieur de cette maison, pour laquelleil écrivit une règle qui obligeait toutes les personnes qui l’habitaient àgarder la chasteté, à assister aux offices divins, tant de jour que de nuit,à n’avoir rien en propre, et à assister les pauvres.
Ce ne fut qu’en 1162 que les frères et sœurs de l’hôpital présentèrentcette règle à l’évêque de Rodez, qui en approuva toutes les dispositions,et mit la communauté sous la règle de Saint-Augustin : mais il exigea queles hommes et les femmes eussent des habitations séparées. A cette règle,l’évêque ajouta quelques articles, tels que les suivants :
Quiconque sera convaincu de désobéissance, d’impureté, ou d’avoir euquelque chose en propre, sera exclu de l’église pendant quarante jours.Il ne pourra pas s’asseoir à la table commune et mangera à terre sansnappe. Il jeûnera au pain et à l’eau les mercredis et les vendredis. On nelui donnera de la viande que le dimanche, et il couchera sans draps de ht.
Les mêmes peines étaient imposées à celui qui aurait frappé un de sesfrères. Les propos injurieux, la médisance étaient passifs d’une pénitencede trois ou sept jours.
Ces hospitaliers ne devaient porter que des habits modestes de laineblanche, brune ou noire. Il leur était enjoint de s’abstenir de viande lesmercredis, vendredis et samedis; de jeûner tous les vendredis; de fairemaigre depuis la septuagésime jusqu’à Pâques, et depuis le premierdimanche d’Avent jusqu’à Noël. Les frères laïques et les sœurs devaienttous les jours réciter trente Pater , pour bréviaire.
Cette règle fut confirmée, la même année, par le pape ,Vlexandre III, quise trouvait alors à Montpellier. Il vint lui-même à Aubrac, et fut si charméde tout ce qu’il y vit, qu’il demanda à être membre de cette communautéqu’il combla d’indulgences. Cette règle fut aussi approuvée plus tard parles papes Lucius III, Innocent III, Honorius III, Innocent IV, Clé-ment IV et Nicolas IV.
Le supérieur de ces hospitaliers portait le nom de (loin, d’où cettemaison s’appela clommerie, comme d’autres maisons gouvernées par unabbé s’appelaient abbayes.
Les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et même lestempliers, demandèrent, les uns en 1299, et les autres en 1510, aux sou-
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