DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES. ir>
P:mle, qui est reconnu pour fondateur de ce monastère de Toulouse, com-posé d’abord de ces six religieuses. Leur établissement est de l’an 1028,et le grand maître voulut qu’elles ne dépendissent que de lui et de sessuccesseurs.
Ces hospitalières, qui jusque-là ne l’étaient que de nom, voulaientétablir un hôpital pour les malades, mais le conseil de la Religion (1) s’vopposa.
Pour affermir les pratiques qu’avait établies la mère de Vaillac, et lesmettre à l’abri de l’instabilité humaine, elles demandèrent au grand maîtredes constitutions, qui cependant ne furent dressées que sous le successeurdu grand maître de Paule, qui fut Jean-Paul de Lascaris.
En vertu de ces nouveaux règlements, qui furent confirmés en IGM,les prieures de la maison furent triennales, au lieu qu’auparavent. ellesétaient, perpétuelles. Les sœurs destinées pour le chœur, et qu’on appelait.sœurs de justice (2), devaient faire preuve de noblesse, comme les che-valiers. Les sœurs servantes d’office, assimilées aux frères servants d’armes,devaient faire les mêmes preuves qu’eux. Enfin il y avait des sœurs con-verses pour le service de la maison.
Les sœurs de justice devaient payer, pour droit de passage, mille écus,et les sœurs servantes d’office cinq cents, ou trois cents, selon que laprieure y consentait. Les sœurs converses ne payaient rien, mais ellesdevaient s’habiller à leurs frais, et fournir la preuve qu’elles étaient denaissance légitime.
Les sœurs de justice devaient réciter le bréviaire romain : les autressœurs n’y étaient pas obligées. Elles ne pouvaient aller au parloir qu’ac-compagnées d’une mère écoute, et le voile baissé. Mais elles ne recevaientpas de visite pendant l’avent et le carême, ni les jours de grandes fêtes.
Leurs robes devaient descendre de manière à leur couvrir les pieds,sans traîner à terre. Les manches devaient être assez larges pour y pouvoirpasser les mains sans efforts. Le tout devait être de couleur noire, ainsique la ceinture.
La prieure portait sur l’estomac, par-dessus la robe, une grande croixde toile fine; mais les autres religieuses portaient une petite croix sur le
( 1 ) Voyez chapitre précédent.(-2) Ibid.