DUS ORDRES RELIGIEUX.
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FRÈRES DES ÉCOLES CHRÉTIENNES.
Les frères des écoles chrétiennes de l'enfant Jésus ont été institués,en 1078, pour l’éducation chrétienne des indigents, par le P. Barré,religieux minime, né à Amiens en 1021. Ces frères vivaient en commu-nauté, sans s’y obliger par des vœux, et obéissaient à un supérieur. Ilstenaient chez eux des écoles gratuites pour les enfants pauvres, à qui ilsenseignaient à lire, écrire, compter, et les dogmes de la religion. Us étaiententièrement à la disposition de leurs supérieurs et toujours prêts à partirpour se rendre aux lieux que ceux-ci leur indiquaient.
Il leur était défendu, par leurs constitutions, d’aller enseigner dans lesmaisons particulières, ni de rien accepter de la part des parents desenfants qui fréquentaient leurs écoles. Us ne pouvaient se livrer à aucunemortification particulière sans la permission de leurs supérieurs. Us réci-taient tous les jours l’office de la Vierge.
Tels sont les règlements, que leur avait donnés le P. Barré, leur insti-tuteur,
A peu près dans le même temps, l’abbé De la Salle, chanoine de Reims,fondait un établissement analogue et qu’on croirait identique avec celuides frères dont nous venons de parler, en instituant aussi une associationde frères des écoles chrétiennes, qui a traversé les révolutions, est venuejusqu’à nous, et se développe même aujourd’hui avec toute la vigueur dela jeunesse.
La première maison qu’eurent ces frères fut à Rouen. C’était là qu’étaitle grand noviciat et le chef-lieu de l’association. Leur maison de Parisjouit aujourd’hui de cette prérogative. Us se sont aussi répandus dans laBelgique, où ils ont des établissements à Bruxelles, à Liège, à Mous, àVerviers, à Namur, etc. La maison de Namur est la principale pour laBelgique. Leur costume est absolument le même que celui des frères del’institution du P. Barré.
L’abbé De la Salle consacra tout ce qu’il avait, son temps et sa fortune,à cet utile établissement. U se démit même de son canonicat de Reimspour avoir plus de loisir à y employer. Avant la révolution de 1789, cesfrères avaient des maisons dans presque toutes les villes de la France, oùils enseignaient gratuitement les enfants des indigents. Us avaient même,