IIISTOIUK ET C.OSTt’MIvS
2 IC»
» vertus parmi les ouvriei's de la même profession. Il commença par lui» procurer le droit de bourgeoisie. Ensuite il le fît recevoir maître, afin» qu’il pût prendre chez lui, en qualité d’apprentis ou d’ouvriers, ceux» qui voudraient suivre les règlements que le curé de Saint-Paul fut prié» de rédiger. Ces règlements recommandaient aux personnes qui s’v» assujettissaient la prière fréquente, la participation aux sacrements, la» pratique de la présence de Dieu, l’assistance mutuelle dans les maladies,
» le soin de soulager et de consoler les malheureux.
» Le bon Henri eut. bientôt un certain nombre d’apprentis ou d’ou-» vriers. Oc fut avec eux qu’il fonda, en 1615, l’établissement connu sous» le nom de communauté des frères cordonniers. Il en fut le premier» supérieur.
» L’innocence et la sainteté de ces pieux artisans montrèrent visihle-» ment que Dieu les avait choisis pour glorifier son nom. Ils faisaient» revivre en eux l’esprit des premiers chrétiens. Cette communauté donna» naissance, deux ans après, à celle des frères tailleurs. Certains artisans» de cette dernière profession, édifiés de la vie sainte que menaient les» frères cordonniers, et de la manière dont ils employaient leur temps,» prièrent le bon Henri de leur donner une copie de sa règle. Ils s’adres-» sèrent ensuite au curé de Saint-Paul, et fondèrent aussi une associa-» tion. » (Vie des Saints, 25 octobre.)
Ces deux communautés, ou associations, ont eu divers établissementsen France et en Italie. Les frères se levaient à cinq heures du matin, fai-saient la prière en commun, récitaient d’autres prières à des heures mar-quées, entendaient la messe tous les jours, gardaient le silence, qu’ilsn’interrompaient que par le chant des cantiques, faisaient une méditationavant le dîner, assistaient aux offices les fêtes et dimanches, visitaient lesprisonniers, les hôpitaux, et faisaient chaque année une retraite dequelques jours.
Le hou Henri mourut, à Paris, en 1000, après avoir été le modèle desplus héroïques vertus.
L’association ou secte des frères moraves ou bernâtes parmi les pro-testants, fondée au commencement du dix-huitième siècle par le comtede Zinzendorf, paraît être une copie des frères cordonniers.