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[2] (1845)
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216
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IIISTOIUK ET C.OSTtMIvS

2 IC»

» vertus parmi les ouvriei's de la même profession. Il commença par lui» procurer le droit de bourgeoisie. Ensuite il le fît recevoir maître, afin» quil pût prendre chez lui, en qualité dapprentis ou douvriers, ceux» qui voudraient suivre les règlements que le curé de Saint-Paul fut prié» de rédiger. Ces règlements recommandaient aux personnes qui sv» assujettissaient la prière fréquente, la participation aux sacrements, la» pratique de la présence de Dieu, lassistance mutuelle dans les maladies,

» le soin de soulager et de consoler les malheureux.

» Le bon Henri eut. bientôt un certain nombre dapprentis ou dou-» vriers. Oc fut avec eux quil fonda, en 1615, létablissement connu sous» le nom de communauté des frères cordonniers. Il en fut le premier» supérieur.

» Linnocence et la sainteté de ces pieux artisans montrèrent visihle-» ment que Dieu les avait choisis pour glorifier son nom. Ils faisaient» revivre en eux lesprit des premiers chrétiens. Cette communauté donna» naissance, deux ans après, à celle des frères tailleurs. Certains artisans» de cette dernière profession, édifiés de la vie sainte que menaient les» frères cordonniers, et de la manière dont ils employaient leur temps,» prièrent le bon Henri de leur donner une copie de sa règle. Ils sadres-» sèrent ensuite au curé de Saint-Paul, et fondèrent aussi une associa-» tion. » (Vie des Saints, 25 octobre.)

Ces deux communautés, ou associations, ont eu divers établissementsen France et en Italie. Les frères se levaient à cinq heures du matin, fai-saient la prière en commun, récitaient dautres prières à des heures mar-quées, entendaient la messe tous les jours, gardaient le silence, quilsninterrompaient que par le chant des cantiques, faisaient une méditationavant le dîner, assistaient aux offices les fêtes et dimanches, visitaient lesprisonniers, les hôpitaux, et faisaient chaque année une retraite dequelques jours.

Le hou Henri mourut, à Paris, en 1000, après avoir été le modèle desplus héroïques vertus.

Lassociation ou secte des frères moraves ou bernâtes parmi les pro-testants, fondée au commencement du dix-huitième siècle par le comtede Zinzendorf, paraît être une copie des frères cordonniers.