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iiistoike et costumes
donna une partie aux pauvres, et employa le rosie à d’autres bonnesœuvres. Son but était de réparer par là les dépenses superllues qu'ilavait laites par le passé. Il résigna trois abbayes et deux prieurés, qu’ilpossédait en commande : après quoi, il se prépara à quitter le monde pourtoujours. On voulut inutilement l’y retenir, en lui offrant la eoadjutorericde l’arclievêelié de Tours.
Ln se défaisant de ses bénéfices, il s’était réservé l’abbaye de la Trappe.Mais il avait le dessein de la posséder en règle. Il se retira donc à Per-seigne, où il prit l’habit monastique, et lit profession le (J juin 1001. Ilalla ensuite à la Trappe, pour y établir la réforme qu’il projetait, c’est-à-dire, pour y faire observer la règle de saint Benoît dans sa puretéprimitive.
Nous ne raconterons point en détail tout ce qu’il lui en coûtapour achever cette bonne œuvre. Il gouverna l’abbaye de la Trappependant trente-deux ans, donnant lui-même l’exemple d’une vie mor-tifiée à ses frères, et enchérissant sur les austérités (pie la règle leurprescrivait. Quatre ans avant sa mort, il pria le roi de lui donnerun successeur, qu’il lui désigna, et mourut en odeur de sainteté, le^G octobre 1700.
II a composé plusieurs excellents ouvrages, qui ont presque tous pourobjet les devoirs de la vie monastique. Nous avons plusieurs vies de l’abbéde Ilancé; mais nous ferons observer que le vénérable réformateur dela Trappe n’y a pas été représenté sous tous les traits qui le caracté-risent (I).
Le monastère de la Trappe était dans le Perche, département de l’Orne,dans un grand vallon, au milieu des bois. Le nombre des religieux y étaitconsidérable. Celui qui ouvrait la porte aux étrangers se prosternait de-vant eux, puis les conduisait dans une chapelle attenante à l’église, afinqu’ils y fissent leur prière. Il les menait ensuite au parloir, où, après leuravoir fait une petite lecture de piété, il leur recommandait le silence, etles priait d’être attentifs à ne rien dire ou faire qui pût troubler lacommunauté. Les hôteliers ne parlaient que quand la nécessité les yobligeait.
(I) Lu dernier uiivrayu du M. C.li ilcau l)iiaiii.l osl mie vie de Rance. Mais ce c/tu Ht du et/tjne11 usl pas lu chef-d'œuvre du son auleui'.