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[2] (1845)
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206
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iiistoike et costumes

donna une partie aux pauvres, et employa le rosie à dautres bonnesœuvres. Son but était de réparer par les dépenses superllues qu'ilavait laites par le passé. Il résigna trois abbayes et deux prieurés, quilpossédait en commande : après quoi, il se prépara à quitter le monde pourtoujours. On voulut inutilement ly retenir, en lui offrant la eoadjutorericde larclievêelié de Tours.

Ln se défaisant de ses bénéfices, il sétait réservé labbaye de la Trappe.Mais il avait le dessein de la posséder en règle. Il se retira donc à Per-seigne, il prit lhabit monastique, et lit profession le (J juin 1001. Ilalla ensuite à la Trappe, pour y établir la réforme quil projetait, cest-à-dire, pour y faire observer la règle de saint Benoît dans sa puretéprimitive.

Nous ne raconterons point en détail tout ce quil lui en coûtapour achever cette bonne œuvre. Il gouverna labbaye de la Trappependant trente-deux ans, donnant lui-même lexemple dune vie mor-tifiée à ses frères, et enchérissant sur les austérités (pie la règle leurprescrivait. Quatre ans avant sa mort, il pria le roi de lui donnerun successeur, quil lui désigna, et mourut en odeur de sainteté, le^G octobre 1700.

II a composé plusieurs excellents ouvrages, qui ont presque tous pourobjet les devoirs de la vie monastique. Nous avons plusieurs vies de labbéde Ilancé; mais nous ferons observer que le vénérable réformateur dela Trappe ny a pas été représenté sous tous les traits qui le caracté-risent (I).

Le monastère de la Trappe était dans le Perche, département de lOrne,dans un grand vallon, au milieu des bois. Le nombre des religieux y étaitconsidérable. Celui qui ouvrait la porte aux étrangers se prosternait de-vant eux, puis les conduisait dans une chapelle attenante à léglise, afinquils y fissent leur prière. Il les menait ensuite au parloir,, après leuravoir fait une petite lecture de piété, il leur recommandait le silence, etles priait dêtre attentifs à ne rien dire ou faire qui pût troubler lacommunauté. Les hôteliers ne parlaient que quand la nécessité les yobligeait.

(I) Lu dernier uiivrayu du M. C.li ilcau l)iiaiii.l osl mie vie de Rance. Mais ce c/tu Ht du et/tjne11 usl pas lu chef-d'œuvre du son auleui'.