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File y admettait mémo les personnes d’une fortune médiooro, (jui pou-vaient y passer quelques jours gratuitement, pour profiler des instructionset des exercices de piété qu’on y donnait.
Cette vertueuse femme mourut, au milieu de ses filles, le 24 mars 1690,et, d’après son désir, six pauvres, au nom de tous ceux qu’elle avaitnourris, portèrent son cercueil sur leurs épaules pour être enterré dans lecimetière commun.
Quatre ans après elle, en 1700, mourait aussi Rancé, le réformateurde la Trappe. Ainsi l’une était la dernière femme, et l’autre le dernierhomme d’un siècle qui marquera dans l’histoire par le grand nombre deréformes ou d’établissements nouveaux qui ont consolé l’Église despertes quelle avait faites dans le siècle précédent. Ce grand siècle, quiest connu sous le nom de siècle de Louis XIV, avait vu les réformesdes feuillants de Saint-Maur et de la Trappe, la naissance des lazaristes etdes établissements de charité fondés par saint Vincent de Paul, tant parlui que par les femmes [tienses qu’il dirigeait. La monarchie fran-çaise était alors.à l’apogée de sa puissance et de sa gloire. Eh bien! cemagnifique édifice religieux et politique devait, un siècle plus tard,s’écrouler sur sa base, et couvrir de ses ruines la France tout entière.
On connaît les indignes traitements qu’ont éprouvés, de la part desrévolutionnaires, les religieuses miramiones de Paris. Les mêmes furieux<pii avaient égorgé les prêtres dans les prisons de cette capitale, prodi-guèrent les dernières insultes aux pieuses filles qui n’allaient pas auxmesses des prêtres schismatiques. Ce sont là les actes que les admi-rateurs des événements de 92 appellent erreurs de la révolution.
Malgré ce qu’en dit M. Ilenrion, il ne paraît pas que l’institut des fillesde Sainte-Geneviève se soit rétabli depuis la révolution. L’almanach duclergé de France de l’année 1844 11 ’en parle nulle part, excepté dans lediocèse de Meaux, où il nomme une communauté de Sainte-Genevièveétablie à Courpalay dans l’arrondissement de Coulommiers.
Mais cette lacune est largement remplie par une autre congrégationfondée dans le meme but, et portant le nom primitif donné par M me deMinimum à l’association qui était son propre ouvrage. Cette nouvelle con-grégation porte donc le nom de la Sainte-Famille, et la fondatrice estM'” 1 ' Jacoulel qui, à une époque où le jacobinisme semblait vouloir replacerla France sous le règne de la terreur, en 1798, eut le courage de s’associer