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[2] (1845)
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avaient le désir dy l'aire des roi rai l es, pour partager leurs exercicesde dévotion, eomme cela avait lieu à Saint-Lazare, les laïques pou-vaient passer quelque temps, en y payant pension, pour y laire des re-traites spirituelles et profiler des instructions qui sy donnaient.

Telles étaient doue les occupations des filles de Sainte-Geneviève,dont tous les moments étaient consacrés à lexercice des vertus eliré-liennes.

La renommée du bien prodigieux que faisait, à Paris, rétablissementde M me de Miramion, se répandit dans les provinces. La première villequi demanda à sv associer fut celle dAmiens.

Déjà, dès lan 1670, le curé de la principale paroisse de cette ville avaitsongé à établir une école pour les pauvres. A laide de 10,000 livresquil sétait procurées, il avait acheté une maison se réunirent dixfemmes pieuses, sous le nom de la Providence, annonçant quellesallaient se charger dinstruire les jeunes filles, de visiter les malades etles pauvres. Les magistrats de la ville et le roi approuvèrent ce nouvelétablissement et voulurent quil fût uni à celui des filles de Sainte-Gene-viève à Paris; ce qui fut exécuté en 1091.

M n,c de Miramion alla elle-même à Amiens avec deux de ses fdles, poury établir les mêmes constitutions que celles qui étaient suivies à Paris.Léglise,de cette communauté dAmiens fut bénite en 1702.

Ges sœurs de la Providence faisaient, à lâge de trente ans, vœu dechasteté et dobéissance, mais pas de pauvreté. Elles ne gardaient pas laclôture, et quoique ayant leur église particulière, elles assistaient lesdimanches et fêtes aux offices de leur paroisse, mais dans un endroitséparé, comme les ascètes dans les premiers temps de lÉglise.

La seconde maison de cet institut fut établie à la Ferté-sous-Jouare, M mc de Miramion alla, comme à Amiens, en 1095, pour réunir à soninstitut une communauté qui lui en avait fait la demande.

Malgré les dépenses considérables que lui coûtaient les bâtimentsnécessaires pour loger ses filles, elle trouvait encore les moyens de sou-lager les malades à lIIôtel-Dicu de Paris, et de subvenir aux besoinsimprévus de tous les établissements de charité de la même ville. Il lui encoûta en outre 75,000 livres pour lachat dune maison voisine, quelleréunit à la sienne, pour lagrandir et la mettre en état de recevoir unplus grand nombre de pensionnaires qui y venaient faire des retraites.