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avaient le désir d’y l'aire des roi rai l es, pour partager leurs exercicesde dévotion, eomme cela avait lieu à Saint-Lazare, où les laïques pou-vaient passer quelque temps, en y payant pension, pour y l’aire des re-traites spirituelles et profiler des instructions qui s’y donnaient.
Telles étaient doue les occupations des filles de Sainte-Geneviève,dont tous les moments étaient consacrés à l’exercice des vertus eliré-liennes.
La renommée du bien prodigieux que faisait, à Paris, rétablissementde M me de Miramion, se répandit dans les provinces. La première villequi demanda à s’v associer fut celle d’Amiens.
Déjà, dès l’an 1670, le curé de la principale paroisse de cette ville avaitsongé à établir une école pour les pauvres. A l’aide de 10,000 livresqu’il s’était procurées, il avait acheté une maison où se réunirent dixfemmes pieuses, sous le nom de la Providence, annonçant qu’ellesallaient se charger d’instruire les jeunes filles, de visiter les malades etles pauvres. Les magistrats de la ville et le roi approuvèrent ce nouvelétablissement et voulurent qu’il fût uni à celui des filles de Sainte-Gene-viève à Paris; ce qui fut exécuté en 1091.
M n,c de Miramion alla elle-même à Amiens avec deux de ses fdles, poury établir les mêmes constitutions que celles qui étaient suivies à Paris.L’église,de cette communauté d’Amiens fut bénite en 1702.
Ges sœurs de la Providence faisaient, à l’âge de trente ans, vœu dechasteté et d’obéissance, mais pas de pauvreté. Elles ne gardaient pas laclôture, et quoique ayant leur église particulière, elles assistaient lesdimanches et fêtes aux offices de leur paroisse, mais dans un endroitséparé, comme les ascètes dans les premiers temps de l’Église.
La seconde maison de cet institut fut établie à la Ferté-sous-Jouare,où M mc de Miramion alla, comme à Amiens, en 1095, pour réunir à soninstitut une communauté qui lui en avait fait la demande.
Malgré les dépenses considérables que lui coûtaient les bâtimentsnécessaires pour loger ses filles, elle trouvait encore les moyens de sou-lager les malades à l’IIôtel-Dicu de Paris, et de subvenir aux besoinsimprévus de tous les établissements de charité de la même ville. Il lui encoûta en outre 75,000 livres pour l’achat d’une maison voisine, qu’elleréunit à la sienne, pour l’agrandir et la mettre en état de recevoir unplus grand nombre de pensionnaires qui y venaient faire des retraites.