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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
à Besançon avec quelques femmes pieuses pour instruire les jeunes filles,leur inspirer l’esprit île piété et leur apprendre à travailler.
Mais ce ne fut qu’en 1815 que cette réunion prit une forme religieuseet fut autorisée à faire des vœux, par lesquels elle s’engageait à l’instruc-tion chrétienne des jeunes fdles de la campagne.
En 1817, six sœurs de l’établissement de Besançon furent appelées àAmiens, pour y fonder une maison sous l’autorité de l’évêque de cetteville. Cet établissement eut le plus grand, succès et envoya des coloniesdans les diocèses d’Arras et de Cambrai. Enfin, en 1857, la maison de laSainte-Famille d’Amiens fut déclarée par les autorités ecclésiastiques etciviles chef-lieu d’ordre de l’institut de la Sainte-Famille pour le nordde la France, comme la maison de Besançon l’était pour les établissementsqui avaient eu lieu dans le midi du même pays.
Les sœurs de la Sainte-Famille d’Amiens acceptent, dans les villes, desétablissements pour la classe moyenne et pauvre, laissant l’éducation desclasses riches aux dames du Sacré-Cœur. Elles ont des succursales dansles villages, où elles envoient une de leurs maîtresses, à .qui on fournit unlogement, moyennant l’obligation qu’elle s’impose d’enseigner les jeunesfilles, et elles sont, sous ce rapport, très-utiles aux curés qui leur confientcette partie de leurs fonctions. Les maisons qui dépendent de celled’Amiens sont dans les départements du Pas-de-Calais, du Nord, del’Aisne et de l’Oise.
La maison de Besançon est le chef-lieu de celles qu’on trouve dans lesdiocèses de Bourges et de Nevers. Ce dernier diocèse a cinq maisons de laSainte-Famille.
Honneur à sainte Angèle qui, la première, en instituant les ursulines,a prouvé que son sexe pouvait aussi prétendre à la gloire de l’apostolat !