DES ORDRES RELIGIEUX.
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nombreux pour en remplir les obligations, la fondatrice -eut de la peineà se rendre aux vœux des chefs de diocèses.
Le premier évêque à qui elle put fournir des sujets fut celui de Toul,en 1664. Elle y alla elle-même, accompagnée de la comtesse de Château-Vieux, et y conduisit quelques religieuses pour y fonder un établissement.Après celui-ci, on lui en demanda un second pour Rambervillers, où elleavait autrefois demeuré, et enfin un troisième pour Nancy.
En 1678, l’Adoration perpétuelle fut établie à Rouen, et en 1680, il yen eut une seconde maison à Paris. Ensuite le couvent de Caen, où lamère Mechtilde avait été autrefois supérieure, demanda, en 1685, à êtreaggrégé à ce nouvel institut. Enfin on compte neuf établissements crééspar la fondatrice elle-même. Après sa mort, il s’en fonda encore un àRayeux, en 1701.
Toutes ces maisons ont été détruites à la révolution de 1789, et ellesont été rétablies depuis.
La mère Mechtilde mourut à Paris, en 1698, à l’âge de quatre-vingt-trois ans, deux ans après M me de Miramion, et deux ans avant de Rancé.C’est l’époque où ont disparu les dernières personnes pieuses, qui avaientillustré le dix-septième siècle par les services éminents qu’elles avaientrendus à l’Église.
Les constitutions de cet institut furent approuvées définitivement, en1705, par Clément XI. L’habillement de ces religieuses est noir, commecelui de toutes les bénédictines.
Outre les maisons dont nous avons parlé et qui se sont rétablies depuisla révolution, on en trouve encore d’autres à Arras, à Avignon, à Quim-per-Corentin, à Rennes et à Rodez.
Après la mort de la fondatrice de l’Adoration perpétuelle, une dameinconnue eut l’idée d’établir un couvent sur l’emplacement qu’avait oc-cupé autrefois, à Charenton, le temple des huguenots, et d’en faire lesfrais. Son offre fut acceptée au commencement du dix-huitième siècle par lecardinal de Noailles, archevêque de Paris. Le couvent et l’église furentbâtis à la place même où était le consistoire des sectaires.
Ce monastère fut donné aux religieuses de Valdosne, dont le couventavait été détruit pendant les guerres, et elles prirent l’habit et les consti-tutions des bénédictines de l’Adoration perpétuelle; mais leur établisse-ment a été détruit par la révolution, et ne s’est pas relevé.
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