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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
Les amendes honorables, ou fêtes de réparation pour les oulrages faitsau saint sacrement de nos autels, étaient déjà en usage dans plusieursparoisses de Paris, longtemps avant l’établissement de la congrégation del’Adoration perpétuelle, dont nous venons de parler.
La plus ancienne de ces cérémonies avait commencé à Saint-Gervais,en 1274, l’année même de la mort de saint Thomas d’Aquin, qui a com-posé l’office de la fête du Saint-Sacrement, instituée de son temps. Lesautorités ecclésiastiques et civiles avaient ordonné qu’on célébrerait àperpétuité, à Saint-Gervais, tous les vendredis, une messe particulièredu saint sacrement, en réparation d’un scandale public donné à cetteépoque, et qu’une grande fête se ferait en outre, à la même intention, lepremier dimanche de septembre, ce qui se pratique encore aujourd’hui.
Il existe aussi depuis le même temps, c’est-à-dire, dès le treizièmesiècle, dans l’église de Saint-Nicolas-des-Champs, une confrérie du Saint-Sacrement, où, à certains jours, les confrères viennent passer, l’un aprèsl’autre, une heure en adoration dans la chapelle du Saint-Sacrement, oiiune lampe particulière brûle continuellement. En outre, une fête de répa-ration a lieu dans la même église, ainsi que dans celle de Saint-Merry, lepremier dimanche d’août, avec procession et amende honorable que pro-nonce le célébrant, en réparation des scandales commis contre l’augustesacrement des autels.
Je tiens ces renseignements de M. le curé de Saint-Nicolas-des-Champs,qui a eu la bonté de me les communiquer.