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[2] (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.

Les amendes honorables, ou fêtes de réparation pour les oulrages faitsau saint sacrement de nos autels, étaient déjà en usage dans plusieursparoisses de Paris, longtemps avant létablissement de la congrégation delAdoration perpétuelle, dont nous venons de parler.

La plus ancienne de ces cérémonies avait commencé à Saint-Gervais,en 1274, lannée même de la mort de saint Thomas dAquin, qui a com-posé loffice de la fête du Saint-Sacrement, instituée de son temps. Lesautorités ecclésiastiques et civiles avaient ordonné quon célébrerait àperpétuité, à Saint-Gervais, tous les vendredis, une messe particulièredu saint sacrement, en réparation dun scandale public donné à cetteépoque, et quune grande fête se ferait en outre, à la même intention, lepremier dimanche de septembre, ce qui se pratique encore aujourdhui.

Il existe aussi depuis le même temps, cest-à-dire, dès le treizièmesiècle, dans léglise de Saint-Nicolas-des-Champs, une confrérie du Saint-Sacrement,, à certains jours, les confrères viennent passer, lun aprèslautre, une heure en adoration dans la chapelle du Saint-Sacrement, oiiune lampe particulière brûle continuellement. En outre, une fête de répa-ration a lieu dans la même église, ainsi que dans celle de Saint-Merry, lepremier dimanche daoût, avec procession et amende honorable que pro-nonce le célébrant, en réparation des scandales commis contre laugustesacrement des autels.

Je tiens ces renseignements de M. le curé de Saint-Nicolas-des-Champs,qui a eu la bonté de me les communiquer.