DES ORDRES RELIGIEUX.
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Il prit le grade de bachelier, et allait continuer ses études pour par-venir au doctorat, lorsqu’un motif puissant le rappela à Senlis.
Deux de ses confrères, qui étaient en même temps ses amis, voyaient avecpeine, comme lui, la conduite peu réglée des religieux avec qui ils vivaient,et désiraient qu’on pût les amener à une réforme. Le cardinal de La Ro-chefoucault, qui était alors évêque de Sènlis, et à qui ils en parlèrent, lesencouragea et promit de les soutenir de son crédit. Ils gagnèrent quelques-uns de leurs confrères, et le P. Faure, qui n’était pas encore prêtre,dressa un plan qu’ils approuvèrent. En 1618, il fut élevé au sacerdocepar les mains du cardinal, et nommé prieur de l’abbaye de Saint-Vincent.
Sous son administration, la discipline la plus régulière régna dans cemonastère, et la renommée l’annonça à toute la France. Les religieux deplusieurs autres ordres vinrent à Senlis pour être eux-mêmes témoins detout ce qu’on en disait, et profiter des bons exemples que donnait cemonastère. Le P. Fourier qui, en ce moment, travaillait à la réforme desa propre congrégation, y envoya un de ses religieux pour s’instruire desrèglements qu’on y observait.
Le cardinal de La Rochefoucault ayant été fait alors abbé commenda-taire de Sainte-Geneviève-du Mont, à Paris, crut ne pouvoir mieux faire,pour la réformer, que de se servir du P. Faure.
Cette abbaye de Sainte-Geneviève était peut-être l’établissement reli-gieux le plus ancien de toute la France. Il avait été fondé par le grandClovis, à la prière de la reine sainte Clotilde, sa femme. Saint Remien avait lui-même consacré l’église où fut enterré Clovis, dont on voyaitencore le tombeau (I) avant la révolution. Sainte Geneviève y fut enterréeaprès lui, et alors l’église, qui était dédiée aux apôtres saint Pierre et saintPaul, le fut à la bergère de Nanterre, d’après le vœu unanime desParisiens qu’elle avait édifiés pendant toute sa vie.
Cette église, desservie d’abord par des chanoines séculiers, mais vivanten commun, se trouvant sur une hauteur qui domine Paris, fut renverséepar les Normands en 845. Les chanoines en furent chassés, et après leurretour, étant tombés dans le relâchement, on y mit, en 1148, des cha-noines réguliers à leur place. Voici à quelle occasion.
(I) Ce tombeau ôtait une espèce de coffre en cuivre. Je ne sais s’il a échappé aux mains desVandales de 95.
Il
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