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[2] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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Il prit le grade de bachelier, et allait continuer ses études pour par-venir au doctorat, lorsquun motif puissant le rappela à Senlis.

Deux de ses confrères, qui étaient en même temps ses amis, voyaient avecpeine, comme lui, la conduite peu réglée des religieux avec qui ils vivaient,et désiraient quon pût les amener à une réforme. Le cardinal de La Ro-chefoucault, qui était alors évêque de Sènlis, et à qui ils en parlèrent, lesencouragea et promit de les soutenir de son crédit. Ils gagnèrent quelques-uns de leurs confrères, et le P. Faure, qui nétait pas encore prêtre,dressa un plan quils approuvèrent. En 1618, il fut élevé au sacerdocepar les mains du cardinal, et nommé prieur de labbaye de Saint-Vincent.

Sous son administration, la discipline la plus régulière régna dans cemonastère, et la renommée lannonça à toute la France. Les religieux deplusieurs autres ordres vinrent à Senlis pour être eux-mêmes témoins detout ce quon en disait, et profiter des bons exemples que donnait cemonastère. Le P. Fourier qui, en ce moment, travaillait à la réforme desa propre congrégation, y envoya un de ses religieux pour sinstruire desrèglements quon y observait.

Le cardinal de La Rochefoucault ayant été fait alors abbé commenda-taire de Sainte-Geneviève-du Mont, à Paris, crut ne pouvoir mieux faire,pour la réformer, que de se servir du P. Faure.

Cette abbaye de Sainte-Geneviève était peut-être létablissement reli-gieux le plus ancien de toute la France. Il avait été fondé par le grandClovis, à la prière de la reine sainte Clotilde, sa femme. Saint Remien avait lui-même consacré léglise fut enterré Clovis, dont on voyaitencore le tombeau (I) avant la révolution. Sainte Geneviève y fut enterréeaprès lui, et alors léglise, qui était dédiée aux apôtres saint Pierre et saintPaul, le fut à la bergère de Nanterre, daprès le vœu unanime desParisiens quelle avait édifiés pendant toute sa vie.

Cette église, desservie dabord par des chanoines séculiers, mais vivanten commun, se trouvant sur une hauteur qui domine Paris, fut renverséepar les Normands en 845. Les chanoines en furent chassés, et après leurretour, étant tombés dans le relâchement, on y mit, en 1148, des cha-noines réguliers à leur place. Voici à quelle occasion.

(I) Ce tombeau ôtait une espèce de coffre en cuivre. Je ne sais sil a échappé aux mains desVandales de 95.

Il

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