DES ORDRES RELIGIEUX.
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En 1658, Vincent rassembla tous ses disciples à Saint-Lazare, leurremit par écrit le plan général de tout ce qu’ils avaient à faire pour con-tinuer son oeuvre, et les exhorta à remplir les devoirs qu’ils s’étaientimposés.
Cependant ses forces diminuaient, et les infirmités, produit de la vieil-lesse, commençaient à l’atteindre. Le pape Alexandre VII lui avait envoyéun bref qui le dispensait de la récitation du bréviaire, mais il était morlquand ce bref arriva à Paris. Il expira le 27 septembre 1660, à l’âge dequatre-vingt-cinq ans. Il fut enterré dans l’église de Saint-Lazare, et il yeut un concours inouï de personnes qui assistèrent à ses obsèques. On yvoyait, entr£ autres, le prince de Conti, le nonce du pape et plusieursévêques.
Son corps, visité en 1712 par le cardinal de Noailles, fut trouvé toutentier. Il fut béatifié en 1729 par Benoît XIII, et canonisé en 1755 parClément XII.
La maison de Saint-Lazare, convertie aujourd’hui en prison, était ren-fermée dans un vaste enclos comprenant des jardins, des champs ense-mencés et même un moulin à farine. Il s’y trouvait une maison de force,espèce de succursale de la Bastille, où des familles faisaient quelquefois,par mesure de discipline, renfermer un jeune homme qui se livrait à desécarts de conduite. C’était dans cette maison que résidait le général detoute la congrégation, qui avait un grand nombre d’établissements enFrance, en Italie et jusqu’en Pologne.
Tous les jeunes clercs des séminaires de Paris, avant de recevoir lesordres, étaient obligés de faire huit jours de retraite dans cette maison,pour s’y. préparer dignement. Ils y occupaient un quartier séparé, etmangeaient au grand réfectoire avec les missionnaires à une table parti-culière. Ces respectables prêtres étaient avec nous d’une affabilité etd’une politesse singulière, et nous saluaient les premiers du plus loinqu’ils nous apercevaient dans les corridors.
Après la suppression des jésuites, les lazaristes les remplacèrent dansles missions de la Chine. Ils sont rétablis en France (1) et y dirigent plu-
(I) On veut bien encore souffrir en France quelques lazaristes et quelques sulpiciens, pourformer des prêtres dans les séminaires : car enfin il en faut encore, ne fût-ce que pour bap-tiser les enfants et enterrer les morts. Mais peut-être ces lazaristes, ces sulpiciens, ne sont-ilsaux yeux du gouvernement autre chose que ce qu’étaient les officiers instructeurs que Napoléon