DES ORDRES RELIGIEUX.
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des professeurs qui se dévouaient à l’éducation de la jeunesse. Ils tenaientquelques écoles militaires, comme nous l’avons vu à propos de l’abbayede Tiron, qu’ils avaient dans le Pcrcbe. Ils eurent en particulier un col-lège célèbre dans le Languedoc, à Sorèze, qui, depuis la proscription desordres religieux, fut encore un pensionnat renommé.
L’ordre des bénédictins succomba avec tous les autres à la révolutionde 1789. Dans ces derniers temps, les bénédictins avaient tenté de serétablir à Solesmes, dans le diocèse du Mans; mais il paraît que la révo-lution de 1830, aussi hostile aux ordres monastiques que celle de 1789,s’est opposée à la résurrection d’une congrégation qui aurait encore puhonorer la France par de nombreux travaux. Il ne nous reste plus qu’àdire, avec l’aimable auteur de la Gastronomie :
> Retraite du repos,-ries vertus solitaires,
» Cloîtres majestueux, fortunés monastères,
» Je vous ai vus tomber, le cœur gros de soupirs ;
» Mais je vous ai gardé d’éternels souvenirs. »
Dons moines de Corbie, à qui, quoique enfant, j’ai pu rendre quelquesservices, c’est à vous que je dois les premiers livres de ma bibliothèque!Je ne les ouvre jamais sans penser à vous, à ces heureux temps où votresuperbe abbaye faisait l’ornement de cette chétive bicoque, dont voussouteniez l’industrie et nourrissiez les pauvres. Que pensent aujourd’huiscs tristes habitants à la vue des ruines (I) de l’antique monastère qu’onthabité les Adélard, les Paseliarc-ltatbert, et d’où est sorti saint Anscbairepour aller évangéliser les barbares de la Suède et fonder sur le Weser lanouvelle Corlne (2), qui plus heureuse que sa mère, est devenue de nosjours une ville épiscopale?
(1) Il ne reste de l’ancienne abbaye de Corbie que la porte et une parlie de la façade, lesmurs de la vasle enceinte, les tours et la nef de l’église. Tout le reste a été rasé, et la cbarruey a passé.
(2) En allemand Corivcy, en Weslplialie.