DES ORDRES RELIGIEUX.
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Elle sentait comme lui que le peuple avait besoin d’instruction, etcombien il importait de commencer par celle des enfants. Elle eut doncl’idée de s’associer quelques compagnes pour enseigner les jeunes fdles.Elle en fit part à son confesseur, qui lui donna quelques conseils et luitraça quelques règles pour mener ce projet à bonne fin. Le tout futapprouvé, en 1597, par l’évêque de Toul.
On procura d’abord à M Ue Alix et à ses compagnes une maison à Mal-taineourt,; mais les habitants de ce lieu ne se prêtant pas de bonnegrâce à cet établissement, une dame d’Aspremont leur donna une bellemaison qui lui appartenait, à Saint-Mihiel, et elles en prirent possessionen 1601. Leur nombre fut d’abord de quatre, mais il ne tarda pas àaugmenter, et elles commencèrent à instruire les jeunes filles. Les règle-ments, que leur avait donnés le P. Fourier, furent approuvés par le car-dinal de Lorraine, et, par une bulle de l’an 1605, qu’il leur procura, leurinstitut reçut le nom de congj'égation de Notre-Dame.
Une réunion de toutes les mères de la congrégation eut lieu à Nancy,en 1614. Le P. Fourier s’y trouva et le cardinal de Lenoncourt, évêquede cette ville et primat de Lorraine, fut prié d’obtenir du saint-siègeune bulle confirmative de la nouvelle congrégation, avec permission d’in-struire, non-seulement les pensionnaires, mais même les externes quivoudraient suivre les classes; ce que leur accorda le pape Paul V en 1616.C’est dans cette ville que les religieuses de cet institut s’obligèrent àla clôture, et pendant qu’on leur y élevait une maison, M Ue Alix alla àParis pour apprendre chez les ursulines, dont la vocation était, identiqueavec celle des filles de Notre-Dame, la manière dont elles la remplissaient.
De retour à Nancy, elle prit avec ses compagnes possession de leurmaison, et après un an de noviciat, elles firent toutes leur professionsolennelle entre les mains du P. Fourier, le 2 décembre 1618.
Les constitutions rédigées par le fondateur reçurent des modificationsdans quelques maisons, mais n’altérèrent en rien l’union et le concert devues qui animait l’ensemble de la congrégation. Elle s’étendit dans toutela France et elle y a un grand nombre d’établissements, d’abord à Mat-taincourt, berceau de l’institut. On y a bâti nouvellement un nouveaucouvent sur l’emplacement du premier, qui avait été construit du vivantdu P. Fourier, et les religieuses y tiennent un pensionnat et des écolesgratuites pour les jeunes filles.