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HISTOIRE ET COSTUMES
Les autres établissements sont à Verdun, à Bar-le-Duc, à Dieuze et àVezelize, au diocèse de Nancy, à Reims, à Versailles, à Étampes, àCaudebec en Normandie, à Strasbourg, à Molsheim, à Moulins, au Câ-teau-Cambrésis, à Saint-Erme au diocèse de Soissons, à Mailly au diocèsed’Amiens, et à Paris, où cette congrégation a trois maisons.
La mère Alix Leclerc mourut avant le P. Fourier, en 1622, à quarante-six ans. Elle fut visitée pendant sa dernière maladie par la duchesse deLorraine et ses filles, et l’évêque de Toul fit lui-même la cérémonie deses obsèques. Elle fut enterrée sous l’autel de l’église dans un cercueil deplomb.
Les religieuses de cette congrégation sont habillées de noir et suiventla règle de Saint-Augustin. Il y a des auteurs qui leur donnent le titre dechanoinesses, qui est aussi celui des dames de Berlaimont, à Bruxelles,dont la vocation est aussi d’instruire les jeunes filles.
La congrégation de Notre-Dame fut établie à Bruxelles, en 1649, parla princesse Henriette de Lorraine, qui commença par loger ces religieusesdans son propre hôtel, en attendant qu’on leur eut construit une maison,qui existe encore sur le Grand-Sablon, et est aujourd’hui une caserne.Elles étaient nommées à Bruxelles les Lorraines, et instruisaient la jeu-nesse de leur sexe. Elles furent supprimées par Joseph II en 1783, et n’yont jamais été rétablies.
Quant au P. Fourier, il survécut quatorze ans à la mère Alix. On nepouvait pas être plus occupé que l’était ce digne prêtre. Aux soins de sesparoissiens, à ceux que lui donnait la direction de ses filles spirituelles,il joignait ceux de la réforme de ses propres confrères, les chanoinesréguliers dont il portait l’habit. Il y travaillait avec l’évêque de Toul envertu de l’autorité qu’ils tenaient du saint-siège. Les chanoines qui adop-tèrent cette réforme, formèrent la congrégation de Notre-Seigneur. Onpeut donc dire que les deux congrégations de Notre-Seigneur et de Notre-Dame sont l’œuvre du vénérable P. Fourier.
Il eut, comme saint Augustin, patriarche des chanoines réguliers, ladouleur de voir ses dernières années affligées par les fléaux de la guerre.Le saint docteur mourut à Ilippone assiégée par les Vandales, et P. Fou-rier fut chassé de son pays, accablé et ruiné par les guerres des dernièresannées de Louis XIII. Il fut obligé de se réfugier à Gray en Franche-Comté.
Il y vécut fort misérable pendant deux ans, inconnu, et s’occupant.